Football - Le but de l’Italie de Mancini? «Redonner de la joie!»
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FootballLe but de l’Italie de Mancini? «Redonner de la joie!»

La Nazionale lance l’Euro 2020 contre la Turquie vendredi à 21 heures, avec des ambitions certaines.

par
Valentin Schnorhk
(Rome)
À la veille de l’Euro 2020, Roberto Mancini et l’Italie veulent permettre à leurs compatriotes d’oublier les mois passés.

À la veille de l’Euro 2020, Roberto Mancini et l’Italie veulent permettre à leurs compatriotes d’oublier les mois passés.

AFP

Giorgio Chiellini n’aime pas se laisser surprendre. Sur le terrain, le capitaine de l’équipe d’Italie fait tout pour anticiper les offensives adverses. Et face à la presse, il botte en touche. Pourquoi est-ce qu’il pourra enfin cette année devenir champion d’Europe, après une finale perdue en sélection (2012 contre l’Espagne) et deux en clubs (avec la Juventus, en 2015 contre le Barça et en 2017 contre le Real Madrid), lui a-t-on demandé? «Je vais faire vite: on en reparlera si nous sommes présents pour le Final Four à Wembley», s’est-il marré en conférence de presse d’avant-match.

Manière de botter en touche. Le résultat, l’Italie ne le maîtrise pas encore. Elle a en revanche des intentions, qu’elle compte bien démontrer dès le match d’ouverture de cet Euro, vendredi contre la Turquie. «Je pense que nous sommes prêts et nous nous sommes préparés de la meilleure des façons, a ajouté Chiellini. Nous aurons notre réponse sur le terrain. Mais il y a beaucoup de confiance et d’enthousiasme.» Le défenseur, bientôt 37 ans, est appuyé par son sélectionneur Roberto Mancini, débarqué en 2018 pour faire oublier la Coupe du monde manquée. «J’étais déjà confiant il y a trois ans et je le suis encore plus aujourd’hui, a lancé l’ex-coach de Manchester City. Nous avons créé un super groupe.»

Pellegrini forfait, Castrovilli appelé

Le «commissaire technique» (c’est ainsi que l’on désigne la fonction en Italie) a dû pourtant se séparer d’un de ses membres ce jeudi, à la veille de l’inauguration. Lorenzo Pellegrini, le milieu offensif de l’AS Rome, a déclaré forfait et a été remplacé par Gaetano Castrovilli (Fiorentina). L’Italie perd là un joueur créateur, après avoir déjà vu Stefano Sensi (Inter) la quitter en début de semaine. Marco Verratti, quant à lui, s’est encore entraîné à part vendredi. L’objectif, dit-on, est de pouvoir l’aligner contre la Suisse mercredi prochain. Un milieu décimé? Oui et non, si l’on considère que Jorginho et Nicolo Barella seront bien présent et Manuel Locatelli a tout du quasi titulaire. Devant, Ciro Immobile devrait être entouré de Lorenzo Insigne et Domenico Berardi.

Environ 16’000 spectateurs devraient pouvoir assister au match au Stadio Olimpico de Rome. Un peu moins peut-être, si l’on tient compte des Turcs qui ont renoncé au déplacement en raison de la quarantaine imposée par l’Italie. Suffisant pour se sentir à domicile? «Si le stade avait été plein, cela aurait ajouté un douzième homme, accepte Mancini. Il y aura moins de spectateurs, mais nous jouons à Rome et même si tous les matches seront difficiles, nous voulons réussir à vivre cet Euro comme protagonistes.»

Et cela au service de tout un pays. Le sélectionneur a ainsi adressé une lettre aux Italiens avant le début de l’Euro, dans laquelle il exprime notamment la volonté de «redonner de la joie au pays». «Après l’année que nous avons vécue, la situation évolue bien, a-t-il ajouté face à la presse. C’est le moment de revenir à des choses qui nous offrent des satisfactions et l’objectif du mois à venir sera de divertir le pays.» Le beau jeu, puis les victoires, devraient le permettre.

Le point avant le début de l’Euro

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