Actualisé 08.09.2018 à 23:51

EnvironnementManifestation planétaire face à l'urgence climatique

Une mobilisation visant à dénoncer le dérèglement climatique est organisée samedi à travers une centaine de pays. Elle a démarré timidement en Asie.

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À Marseille, environ 2.500 personnes selon les organisateurs, 700 selon la police, ont défilé dans une ambiance joyeuse et familiale, en présence notamment de Jean-Luc Mélenchon, leader de La France Insoumise. (Samedi 8 septembre 2018)

À Marseille, environ 2.500 personnes selon les organisateurs, 700 selon la police, ont défilé dans une ambiance joyeuse et familiale, en présence notamment de Jean-Luc Mélenchon, leader de La France Insoumise. (Samedi 8 septembre 2018)

AFP
Les marches pour le climat organisées à Paris et dans les principales villes de France ont entraîné une mobilisation jamais vue en matière de défense de l'environnement, l'ONG 350.org revendiquant 50'000 personnes à Paris, où la préfecture de police a comptabilisé de son côté 18'500. (Samedi 8 septembre 2018)

Les marches pour le climat organisées à Paris et dans les principales villes de France ont entraîné une mobilisation jamais vue en matière de défense de l'environnement, l'ONG 350.org revendiquant 50'000 personnes à Paris, où la préfecture de police a comptabilisé de son côté 18'500. (Samedi 8 septembre 2018)

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Des milliers de manifestants ont notamment défilé à San Francisco pour la lutte contre le réchauffement climatique et pour tenter d'alerter les leaders politiques. (Samedi 8 septembre)

Des milliers de manifestants ont notamment défilé à San Francisco pour la lutte contre le réchauffement climatique et pour tenter d'alerter les leaders politiques. (Samedi 8 septembre)

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Les militants écologistes ont prévu samedi de descendre dans la rue à travers le monde pour réclamer aux gouvernements de saisir l'urgence à agir contre le dérèglement climatique et la fin des énergies fossiles. De Melbourne à Bangkok, où se tient une réunion de préparation de la COP24, les rassemblements ont débuté en Asie, avant de démarrer en Europe, de Paris à Bruxelles, puis aux Etats-Unis.

Ce mouvement, baptisé «Rise for climate» («Debout pour le climat») esdérèt organisé à travers une centaine de pays, mais en Asie la mobilisation était faible samedi matin. Elle est censée culminer avec une grande manifestation à San Francisco, où se tiendra à partir du 12 septembre le Sommet mondial des villes et entreprises pour le climat, organisé par le gouverneur de Californie en réponse à la politique anti-écologique de Trump.

Débuts timides en Asie

A Bangkok, près de 200 manifestants se sont réunis devant le siège régional de l'ONU où est organisée jusqu'à dimanche une réunion de préparation du prochain sommet sur le climat, dit COP24, prévu en Pologne dans trois mois.

Certains dénonçaient l'arrêt de la contribution des Etats-Unis décidée par Donald Trump, un manifestant portant un masque du président américain. «Nous condamnons le président Trump qui s'est retiré des accords de Paris», a dénoncé parmi les manifestants à Bangkok Lidy Nacpil, représentante de l'Asian People's movement in Debt and Developpement, un mouvement asiatique réclamant plus d'implication des pays riches, notamment de Washington. «Les Etats-Unis sont une grande part du problème du changement climatique, alors ils doivent faire partie de la solution», a-t-elle réclamé.

D'autres manifestants dénonçaient quant à eux la poursuite de l'usage des centrales à charbon, encore très utilisées en Thaïlande, alors que Bangkok a été confronté en début d'année à un pic de pollution du niveau de ceux de New Delhi et Pékin.

Pêcheurs thaïlandais mobilisés

Plusieurs dizaines de pêcheurs thaïlandais sont venus dénoncer la menace du réchauffement climatique sur les réserves de poissons, apportant des crabes et crevettes devant le siège de l'ONU. «Je suis venue ici aujourd'hui pour demander au gouvernement de mettre le problème de l'érosion côtière sur son agenda», explique une pêcheuse, Aree Kongklad, interrogée par l'AFP. La mangrove où elle pêche habituellement des crabes, recule sous l'effet de l'érosion. Les manifestants dénoncent plus globalement les lenteurs à Bangkok des négociations sur la mise en oeuvre du pacte de 2015.

En Australie, les organisateurs ont fait entrer dans le port de Sydney, face à son emblématique opéra, un bateau portant la bannière «Rise for climate». Des centaines de manifestants se sont réunis devant les bureaux du Premier ministre Scott Morrison en l'appelant à «sortir le charbon de la politique».

Des milliers de personnes ont manifesté samedi à San Francisco. Rassemblés dans une ambiance festive, les manifestants sont venus de toute la Californie et pour certains du reste du pays. Leur message était double: accélérer la transition vers un monde s'appuyant sur les énergies renouvelables plutôt que fossiles et protéger les personnes les plus vulnérables face au dérèglement climatique (sécheresse, vagues de chaleur et tempêtes).

De nombreux slogans étaient très politiques et visaient directement le président Donald Trump, qui a retiré les Etats-Unis de l'accord de Paris sur le climat et s'efforce d'annuler les normes environnementales de l'ère Obama.

Les marches pour le climat organisées samedi à Paris et dans les principales villes du pays ont entraîné une mobilisation jamais vue en matière de défense de l'environnement, l'ONG 350.org revendiquant 115'000 participants, dont 50'000 à Paris, où la préfecture de police a comptabilisé de son côté 18'500 personnes.

«C'est la plus grande journée d'action pour le climat en France, c'est la preuve que les citoyens sont prêts à demander des comptes et des engagements aux élus qui nous entourent, après un été catastrophique au niveau climatique», a commenté à l'AFP Clémence Dubois, responsable des campagnes de 350.org en France.

(AFP)

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