Publié

FranceManuel Valls passe la nuit dans un gîte en Savoie

Le Premier ministre français Manuel Valls s'est offert jeudi une nuitée dans un gite rural dans les Alpes. Il a voulu montrer par là son soutien aux «5 millions de Français» vivant dans des zones de montagne.

Manuel Valls accueilli dans le gîte de la petite commune de La Compôte, dans le massif des Bauges, sur les hauteurs de Chambéry. (Jeudi 16 octobre 2014)

Manuel Valls accueilli dans le gîte de la petite commune de La Compôte, dans le massif des Bauges, sur les hauteurs de Chambéry. (Jeudi 16 octobre 2014)

AFP

«Quand on m'a appelé, j'ai cru à un canular», a raconté ce vendredi 17 octobre Jean-Paul Jonckheere, le propriétaire du gîte de la petite commune de La Compôte (240 habitants), dans le massif des Bauges, sur les hauteurs de Chambéry.

«On m'a dit que deux personnalités souhaitaient dormir ici. Quand j'ai vu le préfet, j'ai compris que ce n'était pas Brad Pitt», plaisante ce consultant en sites web, qui n'a pas voté pour François Hollande, vainqueur de la présidentielle en 2012.

«Enfin des gens de Paris descendent nous voir», s'est-il toutefois réjoui, «ça prouve qu'on existe».

Dîner avec des agriculteurs

Le Premier ministre a dîné avec des agriculteurs, assurant: «Cinq millions de Français vivent dans des zones de montagne, c'était important que nous ayons cette rencontre avec des agriculteurs de la montagne avec les spécificités de la montagne».

«C'est aussi une manière plus amicale, plus chaleureuse, (d'être) plus proche de nos concitoyens», a poursuivi le chef du gouvernement, accompagné par le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll.

Au menu du dîner avec une dizaine d'agriculteurs, la spécialité locale, la «matouille», de la tome des Bauges fondue avec des pommes de terre et de la charcuterie, arrosée de vins de Savoie. Puis une nuit dans le gîte, noté l'équivalent de trois étoiles pour un hôtel.

Consigne de Matignon: que des produits locaux à table, «des choses simples, pas de nappe», explique-t-il. Un feu a aussi dû être allumé.

(AFP)

Votre opinion