Hockey sur glace – Marc-Antoine Pouliot a «inauguré» son passeport suisse
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Hockey sur glaceMarc-Antoine Pouliot a «inauguré» son passeport suisse

Le Québécois a inscrit son premier but depuis sa naturalisation, mardi lors du succès de Genève-Servette contre Davos (4-0). Il en attend d’autres.

par
Simon Meier
Marc-Antoine Pouliot, bien servi par Henrik Tömmernes, glisse le puck entre les jambes de Gilles Senn et inscrit le 3 à 0 en faveur des Aigles.

Marc-Antoine Pouliot, bien servi par Henrik Tömmernes, glisse le puck entre les jambes de Gilles Senn et inscrit le 3 à 0 en faveur des Aigles.

Eric Lafargue

Une lumineuse ouverture de Henrik Tömmernes, un contrôle réussi de Marc-Antoine Pouliot qui s’avance vers le but grison, rabat son puck du revers et le glisse entre les jambes de Gilles Senn. C’est la 32e minute, mardi soir aux Vernets, et l’attaquant permet à Genève-Servette de prendre le large contre Davos (3-0, puis 4-0 au final). C’est aussi son premier goal depuis que le Québécois a obtenu, en décembre dernier, la citoyenneté helvétique.

«Ce n’est pas tant différent»

«C’est sûr que ce premier but en tant que joueur suisse - même si je n’ai pas encore reçu mon passeport -, je vais m’en souvenir, sourit-il derrière son masque. Mais en même temps, ce n’est pas tant différent que par le passé de marquer un but.»

Quand on lui suggère pour plaisanter que sa nouvelle nationalité aurait pu avoir des effets négatifs sur son efficacité, l’ex-Biennois de 36 ans rigole un peu: «Non, non, on dirait que je ne suis pas devenu plus maladroit. Je suis le même joueur.» Mais il ne rigole pas complètement: «Je ne peux pas être satisfait, lâche celui qui a inscrit là son sixième but en quinze parties cette saison. Je ne cache pas que dès le prochain match, je veux en marquer un autre, puis un autre, puis un autre, pour être sur une lancée.»

Marc-Antoine Pouliot n’avait d’ailleurs pas tellement envie de parler de lui, mardi soir après le match. Alors il a enchaîné sur un petit hommage: «J’aimerais souligner la performance de notre gardien Dominic (ndlr: Nyffeler, prêté par Kloten). Ce blanchissage, c’est quelque chose d’énorme pour nous. On a bien joué défensivement, dans l’ensemble. Mais plus la fin approchait, plus on a fait attention à ne pas laisser d’occasions à Davos. On s’est battu pour préserver le filet et je tire mon chapeau à Dominic.»

Tous derrière Nyffeler

.Au cours d’un troisième tiers bien maîtrisé, les Aigles se sont en effet accrochés à cet enjeu supplémentaire: offrir au portier Zurichois son premier «à 0» en National League. «Ils y tenaient vraiment, ils avaient à coeur de le faire pour Dominic, apprécie l’entraîneur Jan Cadieux. Il est là comme «pigiste», mais les gars ont voulu jouer pour lui, on en a vu bloquer des tirs jusqu’à la fin, revenir à toute vitesse pour défendre. Cela montre l’état d’esprit du groupe. Même s’il s’agit d’un joueur qui n’est peut-être là que pour un mois, tout le monde a mouillé le maillot. C’est vraiment beau.»

Trois points, un dépucelage de passeport et des bonnes vibrations. Genève-Servette n’a pas raté sa soirée de mardi, mais il ne compte pas s’arrêter là. «On va continuer à pousser les joueurs à s’améliorer jour après jour, exhorte Jan Cadieux. On veut avancer, on veut devenir une équipe contre qui il est plus dur de jouer. Notre défi, c’est que le prochain match soit meilleur que le dernier.» Si tel devait être le cas, les Tigres de Langnau, en visite vendredi aux Vernets, auraient du poil blanc à se faire.

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