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CyclismeMarc Hirschi: «Je suis au service de Tadej Pogacar»

À terre dès le premier jour du Tour de France, le Bernois traîne les séquelles de cette chute, tout en assumant sa part de travail pour son leader. Il fait des Jeux de Tokyo son prochain objectif.

par
Jean Ammann
(Nîmes)
Marc Hirschi va passer la fin de son Tour de France à servir le maillot jaune Tadej Pogacar.

Marc Hirschi va passer la fin de son Tour de France à servir le maillot jaune Tadej Pogacar.

AFP

Étincelant l’an dernier quand il s’est imposé à Sarran, Marc Hirschi (22 ans, UAE Emirates), vainqueur de la Flèche Wallonne l’automne dernier, vit cette année un Tour de France pénible, marqué par une chute dès le premier jour, qui l’a laissé avec une dislocation de l’épaule droite. Il a renoncé à toute ambition personnelle pour défendre le maillot jaune de Tadej Pogacar.

Comment vous sentez-vous, Marc Hirschi?

Cela va chaque jour un peu mieux, les premiers jours de ce Tour ont été vraiment difficiles, mais comme je sens que ma santé s’améliore, j’ai la motivation de continuer. Je sais que c’est important de courir ici, d’accumuler des kilomètres dans l’optique de Tokyo et pour la suite de la saison aussi. Je ne dors pas encore très bien, mais je peux bouger presque normalement.

Douze jours après, vous avez encore des séquelles de cette chute!

Oui, j’ai des douleurs dans le dos, surtout quand je pédale debout, et cette gêne dorsale a une influence jusque dans mes genoux. Mais nous avons dans l’équipe un bon encadrement médical: avant et après l’étape, je me fais masser, je suis des séances de physiothérapie.

Comment s’est passée l’étape du Ventoux, où vous avez fini 60e à 24’38’’ de Wout van Aert?

Le plus difficile, ça a été la chaleur. Après des jours et des jours de pluie, nous avons été confrontés à la première véritable vague de chaleur de ce Tour de France. Mais je suis assez content de ma journée, j’ai eu l’impression jusqu’à la dernière montée que la forme revenait gentiment.

«Quand votre leader est en mesure de gagner le Tour de France, il n’y a plus de place pour l’ambition personnelle»

Marc Hirschi

Quelle est votre ambition dans ce Tour de France?

Je suis là pour aider Tadej (Pogacar), je suis là pour défendre le maillot jaune. Ce n’est pas un rôle nouveau pour moi: l’année passée, même si je me suis imposé à Sarran, j’avais aussi dû travailler pour mon leader. Quand votre leader est en mesure de gagner le Tour de France, il n’y a plus de place pour l’ambition personnelle. Pour ma part, j’espère simplement retrouver ma meilleure forme et me montrer utile pour Tadej.

La chute de la première étape a condamné tous vos espoirs sur ce Tour de France, car les deux premières étapes, à Landerneau et au Mûr-de-Bretagne, étaient dessinées pour le puncheur que vous êtes

Oui, j’étais vraiment triste de me retrouver au sol, car l’équipe m’avait donné le champ libre pour les deux premières étapes, pour autant que Tadej n’ait pas besoin de moi. Et j’ai perdu toutes mes chances… J’étais vraiment déçu.

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