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CyclismeMarc Hirschi: «Ma première victoire de l'année m'a fait du bien»

Le Bernois a une médaille de bronze à défendre lors des Mondiaux dans les Flandres. Ca tombe bien, il vient tout juste de regoûter enfin à la victoire.

par
Robin Carrel
(Louvain)
La joie du Suisse.

La joie du Suisse.

AFP

On avait été presque trop bien habitué par Marc Hirschi, lors de l’exercice 2020. Le Bernois était en feu, gagnait souvent, ce qui lui a valu un transfert chez le Team UAE et un nouveau statut dans le peloton. Mais le Suisse a galéré cette saison, après une opération en début d’année et une grosse chute au Tour de France. Le revoilà en forme, pile au bon moment, même si le parcours belge est peut-être un brin trop «facile».

Comment vous sentez-vous, avant ce Mondial?

Je me sens très bien. J'ai enfin réussi à décrocher ma première victoire sur le Tour du Luxembourg il y a une dizaine de jours et ça me motive d'autant plus pour dimanche. Ce sera long, plus de 260 kilomètres, mais c'est la même chose pour tout le monde. J'ai dû courir cinq ou six épreuves de cette longueur simplement dans ma carrière. J'ai fait une fois Milan-Sanremo (ndlr: quasiment 300 km), le Tour des Flandres... Et il y a un an, quand j'ai obtenu la médaille de bronze aux Mondiaux à Imola, la course faisait 258 bornes.

Le tracé belge peut vous convenir?

On a fait un premier tour jeudi, mais seulement de la dernière boucle dans la ville de Louvain. C'est moins difficile que ce que je pensais au premier abord. Mais ce sera très technique, ça ira tout le temps à droite et à gauche! Du coup, le positionnement sera très important. Ce ne sera sans doute pas assez pentu pour faire de grosses différences, mais la sélection risque de se faire au fil des kilomètres.

Vous commenciez à avoir un peu la pression à force de ne plus gagner?

C'est vrai que de décrocher enfin ma première victoire de l'année m'a fait du bien. Je suis content que ce soit revenu. Pour moi, c'était une petite libération, parce que je n'avais pas encore gagné avec le Team UAE, que j'ai rejoint du début de saison. Ce n'est pas que je devenais nerveux, parce que j'ai vu que j'avais tout de même des jambes aux Flandres (ndlr: 6e) et sur le Tour de Romandie, par exemple. Mais ça commençait à me mettre un peu de pression sur les épaules de ne pas gagner. J'ai enfin réussi à le faire et ça va me booster pour la suite.

Comment allez-vous la jouer tactiquement?

Ce sera différent du parcours de l'année dernière en Italie, où j'étais clairement le leader de l'équipe de Suisse. Avec Stefan Küng et Stefan Bissegger, notamment, on n'a pas de favori désigné dès le départ. Il faudra être actif tout au long de la course et courir intelligemment tous ensemble. On verra ensuite, sur la fin, qui aura de bonnes chances de briller. On risque peut-être de déterminer notre tactique selon ce qu'il se passe.

Vous êtes optimiste?

C'est toujours tellement dur de gagner un Championnat du monde... Mais les grands favoris ne sont pas toujours ceux qui l'emportent à la fin! Ma forme est sur la bonne pente et la tendance va dans la bonne direction. Quand ça va bien, tout est possible dans le vélo! Les jambes vont bien et j'espère pouvoir les emmener jusqu'au bout sur cette fin de saison.

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