SKI ALPIN: Marc Rochat ne cherche pas (encore) l’exploit
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SKI ALPINMarc Rochat ne cherche pas (encore) l’exploit

Le slalomeur vaudois est d’abord en quête de stabilité avant de se lâcher complètement entre les piquets. Le Lausannois veut continuer sa progression ce week-end à Flachau où deux slaloms sont au programme.

par
Christian Maillard
Marc Rochat sent qu’il n’est plus très loin des meilleurs…

Marc Rochat sent qu’il n’est plus très loin des meilleurs…

AFP

Alors que Tanguy Nef, son camarade d’équipe, vient de «claquer» une grosse performance à Adelboden en se hissant au sixième rang lors du dernier slalom, Marc Rochat sait que lui aussi en est capable. «Oui, c’est possible, lâche le Vaudois de 28 ans, conscient qu’il n’est pas très loin des meilleurs. Mais je ne vais pas chercher à tout prix un exploit maintenant, je préfère déjà m’installer confortablement en Coupe du monde, avec cette ligne de stabilité qui me permettra ensuite de me libérer complètement. Avec mon niveau de ski actuel, j’ai largement les capacités de le faire.» Le Lausannois, 21e à Adelboden et 29e à Alta Badia, s’est confié avant les deux slaloms prévus ce week-end à Flachau.

Marc, on a le sentiment, que vous vous rapprochez gentiment du top 15, des dix premiers, qu’il vous suffirait d’une bonne manche pour vous élancer sur une bonne piste et d’en profiter. On se trompe?

Non, bien sûr. Effectivement, il faudrait que tout s’aligne un peu pour moi. En ce moment, je skie bien et fort, c’est vrai. J’ai bien travaillé ce qui m’a donné pas mal de confiance. Mais je dois avouer aussi que les conditions n’étaient pas forcément excellentes en ce début de saison. Mais à ce que j’ai entendu, elles devraient être meilleures ce week-end à Flachau…

‹‹C’est la Coupe du monde, pas une course du Ski Club. Alors, malgré ces conditions extrêmes, il faut y aller à fond.››

Marc Rochat, slalomeur

Vous parlez de cette neige de printemps qui n’a pas non plus convenu à Daniel Yule et certains de vos coéquipiers?

Non, pas nécessairement mais en en partant avec de gros numéros depuis derrière, quand les conditions sont dégueulasses c’est un peu plus compliqué, forcément. Cela dit, c’est la Coupe du monde, pas une course du Ski Club. Alors, malgré ces conditions extrêmes, il faut y aller à fond et si cela ne passe pas, il faut l’accepter. On ne peut pas se permettre de se laisser descendre sous prétexte que les trente premiers sont bien là, en bas, en position de se qualifier…

Il est vrai que la concurrence en slalom est chaque année de plus en plus forte, que le niveau est vraiment relevé

Que ce soit en slalom ou en géant, le niveau est très élevé. Il y a même des jeunes qui arrivent de derrière et qui skient fort. Mais en Suisse, on a une bonne équipe où à Adelboden nous étions tout de même sept dans les trente premiers lors de la première manche, ce qui représente un quart des qualifiés. C’était plutôt bien.

A Adelboden, Marc Rochat a poursuivi sa progression.

A Adelboden, Marc Rochat a poursuivi sa progression.

FRESHFOCUS

Cela vous oblige à prendre des risques, avec pour vous une élimination à Madonna?

Effectivement mais de mon côté, contrairement aux saisons précédentes, j’ai pas mal évolué. Là, j’essaie de construire avec le niveau de ski que je possède actuellement et cette stabilité qui m’aide beaucoup. Comme je l’ai dit, je ne cherche pas nécessairement l’exploit maintenant, je veux déjà faire mes gammes, rentrer quelques résultats et grandir petit à petit dans le classement.

C’est un peu spécial. À l’hôtel, on est toujours un peu isolé, on mange tout seul à table. Mais on est tous content de pouvoir pratiquer notre sport et tous reconnaissant…››

Marc Rochat, par rapport à ce drôle d’hiver

Flachau a remplacé Wengen et Kitzbühel: c’est une piste que vous ne connaissez pas vraiment. Qu’est-ce qu’elle vous inspire?

Le terrain est drôlement différent de ce quon a l'habitude d’avoir en Coupe du monde. C’est en effet une piste qu’on ne connaît pas, peu connue pour les slalomeurs. On rate Wengen et Kitzbühel qui figurent parmi les deux courses les plus difficiles du circuit et on se retrouve sur un tracé relativement facile mais plus compliqué pour gagner ou se classer. Cela devrait déboucher sur des courses très serrées avec de petits écarts…

Comment vivez-vous ce drôle d’hiver avec ces tests Covid à effectuer régulièrement entre chaque épreuve, ces mises en quarantaine et ces courses à huis clos?

Il est clair que c’est un peu spécial. À l’hôtel, on est toujours un peu isolé, on mange tout seul à table. Il faut être flexible et constamment prêt à changer de programme tous les jours alors qu’en course sans le public ce n’est pas la même ambiance forcément. Mais au final on est tous content de pouvoir pratiquer notre sport et tous reconnaissant…

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18 commentaires
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Jeanne Thoz.

16.01.2021, 01:52

Peter Mueller À glissé sur une tache d’huile de dameuses. Oui, On inventes pas un truc comme cela. Et maintenant, on parle d’un vaudois qui serait skier ? Mais qu’est-ce qu’on se marre on Valais. Dave Ryding ou mon ami Charlie Raposo le battrait les yeux fermés. Merci. Bonne nuit. De notre beau Valais. Bisous.

Vérité

15.01.2021, 21:44

On a clairement été censuré 🤬 avec le petit Grégory. Ciao 👋

Franz Heinzer

15.01.2021, 21:24

C’est qui ce gaillard?