Automobilisme: Marcel Fässler raccroche le casque
Publié

AutomobilismeMarcel Fässler raccroche le casque

Premier Suisse vainqueur de la mythique course des 24 Heures du Mans – trois victoires au total pour lui – Marcel Fässler annonce sa retraite sportive.

par
Jean-Claude Schertenleib
Marcel Fässler.

Marcel Fässler.

Audi AG

À bientôt 45 ans, Marcel Fässler, natif d’Einsiedeln, a dit stop: vainqueur à trois reprises des 24 Heures du Mans (2011, 2012 et 2014) avec Audi, il avait été le premier Helvète à remporter cette course née en 1923, avant Sébastien Buemi et Neel Jani. Champion du monde d’endurance en 2012, ancienne star du DTM (le championnat allemand des voitures de tourisme), Marcel Fässler avait commencé sa carrière par le karting, avant de s’expatrier en France, à l’âge de 17 ans. De la Formule Renault à la F3, il s’était alors trouvé comme d’autres à la porte de la Formule 1, avant de comprendre qu’il y avait d’autres débouchés intéressants en sport automobile.

Norbert Haug, le chef de la compétition de Mercedes, l’intègre ainsi dans son team de DTM, où il brille immédiatement. Il a l’honneur de participer à quelques tests en F1 pour McLaren et pilote à quelques reprises la voiture de sécurité en GP. Après Mercedes, il signe chez Opel, toujours en DTM, avant de rejoindre Audi en 2010. Ce sera le grand tournant de sa carrière, avec ses succès en mondial d’endurance et au Mans.

Il va rester dans le milieu

Père de quatre filles, Marcel Fässler a parfaitement mené carrière sportive et vie de famille: «Enfant, je poursuivais un grand rêve, celui de devenir un pilote de premier plan. Je suis fier d’avoir pu tracer un chemin qui m’est propre. Travailleur honnête et acharné, persévérant, je suis toujours demeuré fidèle à ma passion. Des qualités qui m’ont permis de grimper sur le toit du monde. J’ai toujours tout donné et j’ai réalisé bien plus que je n’aurais pu imaginer», dit-il.

Marcel Fässler ne restera pas totalement éloigné du sport automobile. Promu à la direction du département sport de Sportec, une entreprise suisse qui devrait à court terme se lancer dans l’endurance et qui représente dans notre pays l’étonnante KTM GTX («une voiture de course très excitante», précise Fässler), le Schwytzois participe également activement au développement du simulateur F1 d’Alfa Romeo Racing Orlen, dans les locaux de Sauber, à Hinwil.

Votre opinion

1 commentaire