Football: Marcel Koller: «Nous avons plus de chances sur un match sec»

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FootballMarcel Koller: «Nous avons plus de chances sur un match sec»

Les conférences de presse de veille de match ne sont pas souvent passionnantes, mais le coach bâlois a tout de même lâché une ou deux analyses intéressantes sur la fin.

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Robin Carrel, Gelsenkirchen
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La conférence de presse bâloise en monde Covid-responsable.

Quand joueurs et coaches passent devant la presse, en temps normal, l’exercice n’est que rarement intéressant. Ça n’allait pas être révolutionnaire sous prétexte que le FCB rencontre mardi le Shakhtar Donetsk, en quarts de finale d’Europa League. Mais quand, en plus, Marcel Koller et Silvan Widmer se sont retrouvés à répondre aux questions des médias via écran interposé, autant dire qu’ils n’ont guère été plus loin que le strict minimum, agrémentant leurs propos des plus grands poncifs de la profession.

Exemples: «Ce tournoi sans ambiance est spécial. Mais notre motivation est très forte et nous attendons avec impatience le match de demain! En tant qu’entraîneur national, j’ai déjà vécu des tournois comme celui-ci, a lâché sans ciller l’ancien sélectionneur autrichien. Il est important de se concentrer sur un match après l’autre. Une seule rencontre décide de notre éventuelle progression dans ce tournoi, comme en Coupe de Suisse, par exemple. Il faut tout faire pour essayer de passer!»

Nous avons les qualités pour réussir quelque chose

Marcel Koller, entraîneur du FC Bâle.

Ou encore: «Le Shakhtar a beaucoup de très bons joueurs. Nous devons être prêts au combat. Nous avons beaucoup trimé pour arriver jusqu’ici et nous sommes fiers du chemin parcouru, a-t-il enchaîné. Nous sommes convaincus que nous pouvons aller plus loin. Notre esprit d’équipe est excellent. Nous avons eu des adversaires coriaces en phase de groupes. Le Shakhtar a beaucoup de talents dans son groupe et nous avons essayé de nous y adapter. Je pense que nous avons toutefois les qualités pour réussir quelque chose mardi soir.»

Heureusement, l’ancien international aux 58 sélections avec l’équipe de Suisse a fini par se lâcher un poil. Pas de quoi permettre au coach adverse Luis Castro d’épingler les Unes des journaux suisses dans le vestiaire ukrainien pour galvaniser ses joueurs, mais tout de même. «Les quarts de finale de l’Europa League, c’est quand même un peu spécial pour moi aussi, a-t-il souri. Je n’avais jamais atteint ce niveau avec une de mes équipes. Nous avons plus de chances sur un match sec. Aussi parce que les deux formations ne se connaissent pas encore très bien. Nous voulons profiter de cet état de fait.»

Une grande première

Il est vrai qu’à ce niveau de la compétition, il est unique dans l’histoire des coupes d’Europe que deux formations soient opposées sur une seule rencontre, moins d’une semaine après les qualifications respectives des protagonistes qui plus est. C’est, en effet, vraiment une très grande première car, bizarrement, tous les autres niveaux (des 8es à la finale) ont, un jour ou l’autre, été joués sur un seul affrontement dans une coupe européenne ou l’autre.

L’Europa League, nous l’avons bien mieux appréhendée sur le terrain cette saison que la Super League

Silvan Widmer, joueur du FC Bâle.

Le mot de la fin est revenu à Silvan Widmer. Le latéral droit bâlois s’est montré bien moins pertinent lundi soir que sur le terrain, depuis le début de l’exercice. Il a toutefois imité son entraîneur, en commençant gentiment son exercice, avant de lâcher, tout de même, quelque chose de presque intéressant: «Mon estomac me pique. Nous avons hâte que le match commence! On a beaucoup bossé pour arriver ici et on est fiers du chemin parcouru. Nous sommes convaincus que nous pouvons aller plus loin. Notre esprit d’équipe est excellent. Nous abordons chaque match avec la même envie. L’Europa League, nous l’avons bien mieux appréhendée sur le terrain cette saison que la Super League.» Ce n’est pas faux.

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