Gabon: Marche blanche d'opposants à Libreville
Publié

GabonMarche blanche d'opposants à Libreville

Un millier d'opposants ont défilé à Libreville samedi en hommage aux victimes des violences postélectorales.

1 / 21
Le Premier ministre gabonais, Emmanuel Issoze Ngondet, a annoncé la formation d'un gouvernement où quelques rares personnalités de l'opposition font leur entrée. (Dimanche 2 octobre 2016)

Le Premier ministre gabonais, Emmanuel Issoze Ngondet, a annoncé la formation d'un gouvernement où quelques rares personnalités de l'opposition font leur entrée. (Dimanche 2 octobre 2016)

AFP
La communauté internationale a accueilli très froidement la décision de la Cour constitutionnelle. (Dimanche 25 septembre 2016)

La communauté internationale a accueilli très froidement la décision de la Cour constitutionnelle. (Dimanche 25 septembre 2016)

AFP
Manifestation à Marseille contre la validation par la Cour constitutionnelle de la réélection d'Ali Bongo. (Samedi 24 septembre 2016)

Manifestation à Marseille contre la validation par la Cour constitutionnelle de la réélection d'Ali Bongo. (Samedi 24 septembre 2016)

AFP

Une marche blanche a réuni samedi 10 septembre un millier de partisans de l'opposant Jean Ping à Libreville. Le défilé avait été organisé en hommage aux victimes des violences postélectorales qui ont secoué le Gabon après la présidentielle du 27 août.

Vêtus de blanc, des hommes, femmes et personnes âgées se sont retrouvés au quartier général de Jean Ping, où un pasteur évangélique a prononcé un office religieux dans une atmosphère de recueillement, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Jean Ping, principal rival du président sortant Ali Bongo Ondimba à la présidentielle, a allumé une bougie sur un petit autel, aménagé en hommage aux «combattants de la liberté morts pour la patrie» et entouré de gerbes de fleurs.

L'opposant, chemise et pantalon blancs, était accompagné d'autres anciens caciques du pouvoir ralliés à l'opposition qui ont soutenu sa candidature, notamment l'ancien président de l'assemblée nationale, Guy Nzouba Ndama, et l'ex-premier ministre, Casimir Oyé Mba.

Cour constitutionnelle

Les militants ont ensuite trempé leurs mains dans des pots de peinture blanche et ont marché en procession sur quelques centaines de mètres le long de la voie rapide de la capitale, levant les mains «en signe de paix» et entonnant des chants religieux.

Jean Ping se proclame «président élu». Il a saisi vendredi la cour constitutionnelle pour contester les résultats officiels et provisoires du scrutin présidentiel qui donnent la victoire à Ali Bongo avec une faible avance, d'environ 5000 voix.

Malgré de précédentes crises postélectorales, ce petit pays pétrolier francophone d'Afrique centrale de moins de deux millions d'habitants est peu habitué à la violence.

Dès leur proclamation le 31 août, les résultats très contestés de la présidentielle avaient entraîné des émeutes meurtrières et des pillages massifs dans tout le pays, qui ont fait trois morts, selon le ministre gabonais de l'intérieur, Pacôme Moubelet-Boubeya.

Ce bilan est contesté par l'opposition, qui évoque plusieurs dizaines de morts.

(ats)

Votre opinion