Restriction: Marchés fermés: la colère de Lüscher et Zisyadis
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RestrictionMarchés fermés: la colère de Lüscher et Zisyadis

Les maraîchers et producteurs ont perdu leurs débouchés sur les marchés. Le libéral genevois et le popiste lausannois poussent tous les deux un cri d'indignation.

par
lematin.ch
Christian Lüscher et Josef Zisyadis entreprennent des démarches pour que les maraîchers et autres producteurs puissent continuer à vendre leurs produits sur la voie publique.

Christian Lüscher et Josef Zisyadis entreprennent des démarches pour que les maraîchers et autres producteurs puissent continuer à vendre leurs produits sur la voie publique.

Keystone

Le directeur de la Semaine du goût, le popiste lausannois Josef Zisyadis, et le conseiller national PLR Christian Lüscher montent au créneau pour demander la réouverture des marchés avec des produits frais, qui sont fermés à la suite des mesures prises par le Conseil fédéral. Ils viennent au secours des maraîchers et autres producteurs, qui n'ont souvent que cela pour vivre et se retrouvent privés de leurs débouchés.

Leur permettre de survivre

Le Genevois a lancé sur Facebook un appel public au Conseil fédéral: «Il est TOTALEMENT ABSURDE d'interdire la vente de fruits et légumes sur les marchés. Ce sont des produits de première nécessité, produits par nos maraîchers et agriculteurs locaux. Il faut leur permettre de survivre !! Au lieu de cela on envoie les consommateurs, dont les personnes âgées, s'agglutiner à la Coop ou à la Migros dans des espaces fermés où il est plus difficile de maintenir un espace spatial adéquat.»

«Dites-moi que je rêve?»

Dans le même temps, les horaires d'ouverture des supermarchés étaient étendues dans le canton de Vaud. Josef Zisyadis s'insurge: «Dites-moi que je rêve? Une augmentation des horaires des supermarchés dans le canton de Vaud, alors qu'on ferme les marchés des petits producteurs? Invraisemblable!»

«Aujourd'hui, il est mort»

Les deux politiciens, que souvent tout oppose, sont entrés en contact hier pour agir de concert auprès des instances fédérales: «Je pense que cette mesure a été prise dans la précipitation, regrette Josef Zisyadis. Je connais un marchand de fromages qui vit des ventes de son stand et dans les restaurants. Aujourd'hui, il est mort. Et il n'est de loin pas le seul...»

Pas tout à l'agroalimentaire

Il ajoute: «Je ne vois pas où est la différence entre des gens qui se rassemblent dans les supermarchés et un marché à l'air libre où ils peuvent faire la queue en respectant les distances. Nous devons faire en sorte que cette crise ne serve pas que l'agroalimentaire et mette à genoux les petits producteurs qui forment le poumon de nos régions».

Eric Felley

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