Football – Marco Walker: «Je monte dans le bus et je rentre en Valais»
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FootballMarco Walker: «Je monte dans le bus et je rentre en Valais»

Après la lourde défaite du FC Sion au Letzigrund (6-2), son coach ne se fait guère d’illusions sur son sort. Interview d’un technicien dont l’ère à Tourbillon devrait s’arrêter là.

par
Nicolas Jacquier
(Zurich)
Marco Walker sera-t-il encore l’entraîneur de Sion après la trêve internationale?

Marco Walker sera-t-il encore l’entraîneur de Sion après la trêve internationale?

Martin Meienberger/freshfocus

Une mi-temps de résistance (1-1 à la pause contre Zurich), une autre de démission (6-2 au coup de sifflet final). Au Letzigrund, le FC Sion a replongé après avoir entretenu l’illusion de pouvoir revenir avec autre chose qu’une nouvelle valise. Les Valaisans en sont à 13 buts encaissés lors de leurs trois derniers déplacements. Un nouvel échec qui devrait coûter sa place à Marco Walker – on voit mal comment celui-ci pourrait y échapper. Interview d’un homme que ce nouveau revers sportif condamne. Lui-même le sait, la preuve.

Ce 6-2 fait très mal. Après une première mi-temps pourtant prometteuse, on est loin de la réaction attendue…

Ce score est un peu lourd, mais à la fin, il est aussi juste. Dans les 20 dernières minutes, on n’a plus fait notre boulot en défense.

Vous aviez pourtant recollé deux fois au score… Comment expliquer ces deux visages présentés par votre équipe?

Je ne sais pas vraiment. On a craqué dans la tête. On n’était plus dans la même intensité dans les duels.

Vos joueurs ont aussi été trahis par leur langage corporel. On les a vus têtes baissées après le 3-2, comme s’ils n’y croyaient déjà plus…

Les erreurs ont fini par nous coûter cher. On est revenu deux fois au score, je pensais qu’on allait pouvoir le faire une troisième fois.

À Sion, le problème est-il davantage mental ou technique?

Il y a un peu des deux. Quand ça va mal, tout va vite très mal. À la fin, on n’a plus joué ensemble. Or, un match ne dure pas 45 ou 60 minutes.

Votre équipe a encaissé 13 buts lors de ses trois derniers déplacements…

Ça fait mal, oui.

Saintini nous a dit à la fin du match que l’équipe «était à 100% derrière vous» et que oui, «votre message passait bien»…

C’est bien pour moi. Mais à la fin, ce sont les résultats qui comptent.

Maintenant, que va-t-il se passer?

Je monte dans le bus et je rentre en Valais. Arrivera ensuite ce qui doit arriver… Mais je ne le maîtrise pas.

Tout le monde connaît déjà la suite.

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