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FootballMargairaz dans les pas du capitaine Goran Obradovic

En attirant Xavier Margairaz à Tourbillon, Christian Constantin a frappé un grand coup en anticipant déjà la succession de Goran Obradovic (35 ans).

par
Mathieu Aeschmann

Il aura suffi d’un contrôle orienté et d’une frappe enroulée, enchaînés dans ce même assemblage de décontraction et de minutie, pour que la comparaison saute aux yeux. En attirant Xavier Margairaz à Tourbillon, Christian Constantin a frappé un grand coup tout en ménageant la continuité. Alors que son capitaine historique Goran Obradovic brille encore malgré ses presque 36 printemps (il les fêtera le 1er mars), l’international vaudois débarque en Valais dans le rôle du successeur idoine.

Toucher de balle, goût de l’offrande et faculté à dompter le rythme d’un match, les qualités des deux hommes se confondent jusqu’au mimétisme. Une évidence que Laurent Roussey n’a pas cherché à camoufler une seule seconde. «C’est vrai que l’idée était de trouver à moyen terme un successeur à Goran. Par son profil, Xavier s’est immédiatement imposé comme le bon choix.» Plus flatté qu’impressionné par la comparaison, celui qui fut sacré trois fois champion suisse avec le FCZ en profitait pour rendre hommage à son illustre aîné. «Goran a toujours été un exemple, tant sur terrain qu’en dehors. Je sais donc qu’il va falloir que je donne le meilleur de moi-même à l’entraînement et en match pour suivre sa voie et m’imposer ici.»

Au regard des exercices alignés hier par l’escouade offensive de Laurent Roussey, Xavier Margairaz semble appelé à évoluer dans une position axiale en soutien de l’attaquant (Danilo). Le Vaudois se profile donc comme la pointe créative d’un triangle du milieu composé d’un No 6 exclusivement défensif (Serey ou Rodrigo) et d’un relayeur (Basha) avec lequel il sera le dépositaire du jeu sédunois. «Je suis venu à Sion avant tout pour sa philosophie de jeu. On joue ici un football qui me rappelle celui déployé par le FCZ de Lucien Favre. Selon moi, Sion est l’équipe référence en Suisse sur le plan technique.» Un bel hommage sous forme d’héritage qu’il s’agira de faire fructifier. A observer Xavier Margairaz répéter ses gammes hier sous la tente chauffée de Riddes, il n’est pas interdit de penser que le «magot» est entre de bons pieds.

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