28.05.2018 à 08:57

ItalieMarine Le Pen dénonce «un coup d'Etat» de l'UE

La cheffe de l'extrême droite française critique vertement la situation en Italie, où le président a mis son veto hier à la formation du gouvernement proposé.

Marine Le Pen.

Marine Le Pen.

AFP

Le président italien Sergio Mattarella s'apprête à désigner Carlo Cottarelli, incarnation de l'austérité budgétaire, pour diriger le pays vers de nouvelles élections.

«L'Union européenne et les marchés financiers confisquent à nouveau la démocratie. Ce qui se passe en Italie est un coup d'État, un braquage du peuple italien par des institutions illégitimes. Face à ce déni de démocratie, la colère des peuples grandit partout en Europe!», a écrit la présidente du Front national (FN) sur son compte Twitter.

«Sergio Mattarella se livre à un coup d'État institutionnel, il est normalement le garant des institutions, il doit être au service de la Constitution italienne; il est aujourd'hui au service de l'UE et de la Commission européenne», a déclaré pour sa part le vice-président du FN Nicolas Bay sur la chaîne France 2.

«Le M5S et la Lega ont gagné les élections législatives, ils sont parvenus en quelques semaines à un accord complet de gouvernement. IIs ont la légitimité démocratique pour le mettre en oeuvre. Sergio Mattarella essaie de bloquer ce processus, il provoque une crise politique majeure de toutes pièces», a-t-il poursuivi.

Chaos politique

«Sergio Mattarella voudrait imposer sa vision des choses. Il est président de la République italienne, une mission essentiellement honorifique et institutionnelle, il n'a pas du tout la légitimité pour aller à l'encontre de ce que les Italiens ont décidé au suffrage universel il y a plusieurs semaines», a-t-il estimé.

En plein chaos politique, le président italien a imposé son veto dimanche à un gouvernement populiste clairement eurosceptique composé du Mouvement 5 étoiles (M5S, antisystème) et de la Ligue (extrême droite).

Carlo Cottarelli, un économiste de 64 ans et ancien haut responsable du Fonds monétaire international (FMI) devrait être chargé de former un gouvernement technique qui n'a quasiment aucune chance d'obtenir la confiance du Parlement, ce qui devrait mener le pays à de nouvelles élections.

(AFP)

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