Actualisé 23.03.2012 à 21:19

«hommage à Mohamed Merah»Marine Le Pen voulait maintenir la page Facebook

Pour la candidate du Front National, la «fan page» du tueur de Toulouse, intitulée «Hommage à Mohamed Merah» aurait pu servir aux services secrets pour puiser des informations contre l'islamisme radical.

Marine Le Pen.

Marine Le Pen.

AFP

Candidate du Front national à l’Élysée, Marine Le Pen a estimé vendredi qu'il fallait maintenir la page Facebook d'«hommage» à Mohamed Merah, pour «montrer aux Français ce qu'il en est» et y puiser des informations pour la lutte antiterroriste.

Le ministère de l'Intérieur est intervenu jeudi pour faire fermer une «fan page» sur Facebook d'«hommage» à Mohamed Merah, ouverte peu après la mort de l'auteur des sept meurtres à Toulouse et Montauban. Au moins 435 personnes ayant consulté cette page avaient «aimé» («liké») cette publication avant sa fermeture. «Pourquoi est-ce qu'on fait supprimer cette page, parce qu'on refuse de voir la vérité? C'est-à-dire qu'on refuse de voir qu'il y a en France peut-être des centaines de personnes (...) qui considèrent que les actes criminels de Mohamed Merah méritent d'être applaudis?», a réagi Marine Le Pen, lors d'une visite au Mont-Saint-Michel.

«Est-ce qu'on n'est pas en train de casser le thermomètre pour refuser de voir la fièvre et de la soigner?», a-t-elle ajouté. «Je crois qu'il faut la maintenir», cette page, «d'abord pour montrer aux Français ce qu'il en est, et deuxièmement pour que les services chargés de la lutte contre l'islamisme radical puissent aller y puiser toutes les informations nécessaires» sur d'éventuels réseaux, a poursuivi Mme Le Pen. De même, la leader du FN a sévèrement critiqué la mesure annoncée la veille par Nicolas Sarkozy, qui consiste à punir pénalement «toute personne qui consultera de manière habituelle des sites internet qui font l'apologie du terrorisme ou qui appellent à la haine et à la violence».

Selon elle, «c'est bien ce type d'analyse qui permet aux services de renseignement de détecter qui constitue demain un danger». «C'est une source d'information absolument essentielle, vouloir empêcher cela est d'une stupidité dramatique».

(AFP)

Votre opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!