Euro 2020 - Mario Gavranovic «Moi, j’ai toujours été un joueur d’équipe»
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Euro 2020Mario Gavranovic «Moi, j’ai toujours été un joueur d’équipe»

L’attaquant de 31 ans, toujours aussi humble, ne réclame rien avant le début du championnat d’Europe. Il attend tranquillement sa chance et ne la ratera pas. Interview.

par
Robin Carrel
(Bakou)
Mario Gavranovic à l’entraînement à Bakou.

Mario Gavranovic à l’entraînement à Bakou.

Freshfocus

Où en est la motivation, avant le début de cet Euro?

Il est important que toute l’équipe aille dans la même direction. Je pense qu’on a montré ces dernières années qu’on était une vraie équipe, justement. La motivation avant ce tournoi est grande. On espère vraiment qu’on pourra faire un grand tournoi pour notre pays!

Vous attendez-vous à être titulaire face au Pays de Galles?

Moi je ne pense pas à ça. Je me concentre sur ce que je peux faire de mon côté, c’est à dire de bien m’entraîner. Je sais que je viens de faire une bonne saison et je me sens bien. Au moment où le coach et l’équipe auront besoin de moi, j’espère que je serai prêt. Je vais donner mon maximum pour aider ma formation.

Il paraît que les plus jeunes acceptent de moins en moins de ne pas être titulaires très vite… Vous, vous semblez presque accepter ce rôle, tout en restant performant.

Mais je ne crois pas que les jeunes de l’équipe de Suisse soient comme ça… On a vraiment un bon groupe, où tout le monde est prêt à aider l’autre. Moi aussi je me retrouve bien dans ce rôle. Je suis content de ce que j’ai pu produire à chaque fois que j’ai eu la possibilité de jouer cette année avec l’équipe de Suisse. J’espère aussi que dans ce tournoi, si ou quand j’en recevrai la possibilité, je vais pouvoir faire ma part pour l’équipe. C’est normal que les jeunes en veuillent toujours plus. Moi, j’ai toujours été un joueur d’équipe, mais les moins vieux peuvent tout à fait voir les choses différemment.

Haris Seferovic et vous êtes souvent opposés, dans les questions des journalistes. Mais est-ce que vous ne seriez pas potentiellement complémentaires?

Mais on a déjà joué ensemble contre l’Allemagne (ndlr: 3-3, doublé de… Gavranovic) et on avait montré que ça pouvait marcher. Je sais qu’il est un très bon attaquant et je me trouve bien avec lui. Mais vraiment, c’est égal qui jouera. L’important c’est que l’équipe fasse des résultats. Avec Haris, il n’y a pas de rivalité, mais oui, on est des concurrents. Je ne me prends pas la tête avec ça, je me concentre sur ce que je peux maîtriser: bien travailler. Les décisions, ce sont d’autres gens qui les prennent.

Ça fait un moment que vous portez ce maillot, vous vous rappelez de votre première partie en rouge et blanc?

Oh oui, ça fait longtemps (ndlr: le 26 mars 2011, un 0-0 en Bulgarie)… Il y avait encore Alex Frei et Marco Streller! Ça avait été un bon moment.

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