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ItalieMario Monti veut rassurer les marchés

Le président du Conseil italien, qui a annoncé sa prochaine démission après avoir été lâché par Silvio Berlusconi, a tenté de rassurer les marchés lundi à Oslo en assurant qu'il n'y avait pas de risque de «vide» politique dans son pays.

La Bourse de Milan a perdu 2,20% lundi.

La Bourse de Milan a perdu 2,20% lundi.

En marge de la cérémonie de remise du Nobel de la paix à l'Union européenne, M. Monti a aussi indiqué qu'il n'avait pas encore décidé s'il se présenterait aux prochaines élections dans son pays.

«Les marchés ne devraient pas craindre de vide décisionnaire» en Italie, a déclaré Mario Monti lors d'une rencontre avec la presse italienne alors que la Bourse de Milan a clôturé en forte baisse et que les taux italiens ont remonté après l'annonce de sa démission.«C'est normal qu'il y ait des réactions sur les marchés et je pense qu'elles seront mesurées», a-t-il dit.

En poste depuis plus d'un an, Mario Monti a annoncé samedi son intention «irrévocable» de démissionner une fois approuvé le budget, en réaction au lâchage de son gouvernement par Silvio Berlusconi, lequel va se présenter une nouvelle fois aux suffrages des Italiens.

Dans le rouge

Lundi, premier jour de cotation depuis cette annonce, la Bourse de Milan a terminé en baisse de 2,20%, et les taux italiens à dix ans, baromètre de la confiance des investisseurs, ont sensiblement remonté.

Ces réactions des investisseurs, «il ne faut pas les dramatiser», a estimé Mario Monti, devant la presse internationale.

«Quel que soit le gouvernement ou la coalition (qui sortiront de la prochaine élection), ce sera à mon avis un gouvernement hautement responsable, tourné vers l'UE et en accord avec les efforts considérables déjà réalisés par l'Italie récemment», a-t-il précisé.

Interrogé pour savoir s'il comptait se présenter aux élections, il a éludé la question.«Je ne réfléchis pas à cette question particulière à ce stade», a dit Mario Monti après un entretien avec le chef du gouvernement norvégien, Jens Stoltenberg, en marge de la cérémonie de remise du Nobel de la paix à l'Union européenne.

Sa démission pourrait provoquer des élections législatives anticipées, peut-être en février, un peu plus tôt que le scrutin initialement prévu en avril.

(AFP)

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