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Hockey sur glaceMark French: «C’est à 100% de ma faute»

FR Gottéron s’est incliné 6-5 à Davos non sans avoir écopé de la pénalité la plus stupide de la saison. Explications.

par
Grégory Beaud
Keystone

Menés 5-4, les Dragons ambitionnaient de sortir leur gardien pour forcer leur destin. Mais la sortie de Barry Brust a été aussi organisée qu’une guggenmusik vers 3h du matin. Reparti au banc avant de revenir sur la glace, avant de repartir au banc et de revenir sur la glace (si, si, on n’exagère pas), le gardien de FR Gottéron a provoqué une pénalité pour surnombre. Quelle cacophonie!

Mark French, on aimerait bien comprendre ce qui a bien pu se passer sur cette sortie de Barry Brust...

C’est à 100% de ma faute. J’ai demandé à Barry de revenir au banc. Je pensais que nous allions gagner l’engagement en zone offensive. Et comme nous n’avions plus de temps mort, il fallait bien le faire sortir à un moment ou à un autre.

Certes, mais votre assistant Dean Fedorchuk lui a fait signer de repartir sur la glace, non?

Lorsqu’il a vu que notre engagement était perdu, il a instinctivement réagi. C’était effectivement un peu la gabegie. Mais je le répète, c’est moi qui ai mal orchestré cette séquence. Au final, nous prenons une pénalité qui nous fait mal. Et je suis le seul à devoir en subir le blâme.

Mais vous ne perdez pas la rencontre sur cette action...

Non, c’est vrai. Auparavant nous n’étions pas aussi bons défensivement que lors de nos récents matches. Et cela fait partie intégrante de notre identité. Nous accordons beaucoup d’importance sur les petits détails. Et, ce soir, ce n’était vraiment pas le cas.

Auriez-vous des exemples précis?

Bien sûr. Nous étions souvent mal positionnés face à leurs attaquants. Les gestes défensifs n’étaient que rarement précis avec beaucoup de coups de crosse. Des choses qui ne nous arrivaient pas récemment.

Si l’on met de côté la défaite, l’entraîneur est-il «content», si l’on ose dire, de perdre afin de remettre les pieds sur terre à ses joueurs?

Je ne le formulerais pas ainsi... Mais il est vrai que parfois cela appuie le discours d’un entraîneur lorsque les règles de base ne sont pas respectées. Et lors de ce match à Davos, c’était clairement le cas.

Roman Cervenka a joué 23 minutes. Ce n’est pas trop?

C’est vraiment beaucoup, en effet. Avec notre contingent actuel, il est logique que certains joueurs soient plus utilisés. Mais j’ai conscience de l’avoir utilisé plus que d’habitude.

Avec la réception de GE Servette moins de 24 heures plus tard, n’auriez-vous pas dû le ménager d’avantage?

Mais vous savez, nous jouons chaque rencontre pour gagner. Ce soir, nous avions besoin de lui. Nous avions besoin de sa vision du jeu. Mais nous allons désormais faire attention à le ménager et privilégier une bonne récupération. Il sera prêt pour défier GE Servette, ne vous inquiétez pas.

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