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AuditionMark Muller conteste avoir menacé de mort le barman

Le conseiller d'Etat genevois a été entendu jeudi matin pendant un peu plus de deux heures par des policiers de l'Inspection générale des services (IGS).

Mark Muller était mardi au siégé des Libéraux-Radicaux PLR pour être auditionné.

Mark Muller était mardi au siégé des Libéraux-Radicaux PLR pour être auditionné.

Mark Muller a contesté avoir proféré des menaces de mort à l'encontre du barman du Moulin à Danses (MàD).

Mark Muller a confirmé et précisé sa version des faits de la nuit de Nouvel An, a indiqué son avocat Me Alec Reymond. Il revenait sur une information parue sur le site internet du Temps. Le défenseur ne veut pas donner davantage de détails par voie de presse.

La police devrait terminer son enquête préliminaire dans les jours prochains, ajoute-t-il. Il appartient ensuite au Ministère public de décider quelle suite donner à la procédure. Le ministre PLR fait l'objet d'une plainte pénale suite à une altercation qui l'a opposé dans la nuit du Nouvel An au barman du MàD.

Cet employé français affirme avoir été «victime d'une agression lâche par derrière et menacé». Le conseiller d'Etat, qui a aussi déposé une plainte pénale pour injures et voies de faits quelques jours après celle du barman, parle d'une «empoignade virile». Selon Me Alec Reymond, une fois les nuances et les précisions apportées, «les deux versions ne sont pas si éloignées que ça».

Le barman du MàD accuse Mark Muller de l'avoir agressé alors qu'il prenait sa pause cigarette à l'extérieur de la boîte de nuit. Il a affirmé dans les médias qu'il s'était disputé plus tôt dans la soirée avec le conseiller d'Etat quand il l'avait vu sortir des WC réservés au personnel en compagnie d'une amie, employée au MàD.

Devant son parti

Mark Muller, de son côté, soutient que le barman l'a injurié et lui a demandé de quitter le dancing.

Son amie et employée du MàD avec qui il passait la soirée est ensuite venu lui dire que le barman l'avait insultée et frappée. Le magistrat s'est alors dirigé vers l'homme et l'a empoigné, mais n'aurait pas donné de coups.

Pris dans la tourmente depuis la révélation de cette affaire, Mark Muller a présenté des excuses publiques et exclu toute démission. Le comité directeur de son parti n'a pris aucune décision quant à son avenir politique après l'avoir entendu mardi matin.

L'affaire devait être à nouveau évoquée jeudi soir devant l'assemblée des délégués.

(ats)

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