Actualisé 17.01.2012 à 11:52

GenèveMark Muller s’explique devant le comité directeur du PLR

Accusé d’avoir agressé un barman d’un dancing, le conseiller d’Etat genevois Mark Muller s’est expliqué mardi matin devant le comité directeur de son parti, le PLR.

Accusé d’avoir agressé un barman d’un dancing, le conseiller d’Etat genevois Mark Muller s’est expliqué mardi matin devant le comité directeur de son parti, le PLR. La discussion d’une demi-heure a été franche et pas agréable, a commenté le libéral Pierre Weiss.

Mark Muller a raconté devant les responsables libéraux-radicaux ce qui s’était passé, selon lui, la nuit du réveillon au Moulin à Danses (MàD), une boîte de nuit alternative. Sa version a été la même que celle qu’il a donné aux médias, à savoir qu’il a réagi après qu’une de ses amies a été insultée et frappée par le barman. Responsabilités des élus

Le comité directeur du PLR a indiqué à Mark Muller qu’il regrettait ce qui s’était produit et qu’il attendait de ses élus «une attitude digne». La question de savoir si le conseiller d’Etat pourra se représenter lors des prochains élections en 2013 se posera une fois connu les résutats de la procédure judiciaire, a noté Pierre Weiss.

«Nous n’avons pris aucune décision», a précisé le vice-président du PLR genevois Yvan Zweifel. Mark Muller a reconnu devant le comité directeur du parti qu’il avait eu un comportement «inadéquat». L’affaire devrait être à nouveau évoquée jeudi, lors de l’assemblée des délégués libéraux-radicaux.

M. Weiss a tenu à rappeler que Mark Muller, comme tout autre personne, doit bénéficier de la présomption d’innocence. Il a aussi relativisé l’ampleur de l’incident dans lequel se trouve impliqué le conseiller d’Etat. «Des problèmes plus importants se sont passés dans d’autres cantons et dans d’autres partis», a-t-il relevé.

Deux versions

Le barman du MàD accuse Mark Muller de l’avoir agressé alors qu’il prenait sa pose cigarette à l’extérieur de la boîte de nuit. Il a affirmé dans les médias qu’il s’était disputé plus tôt dans la soirée avec le conseiller d’Etat quand il l’avait vu sortir des WC réservés au personnel en compagnie de son amie, employée au MàD.

M. Muller, de son côté, soutient que le barman l’a injurié et lui a demandé de quitter le dancing. Son amie et employée du MàD avec qui il passait la soirée est ensuite venu lui dire que le barman l’avait insultée et frappée. Le magistrat s’est alors dirigé vers l’homme et l’a empoigné, mais n’aurait pas donné de coups.

Comme le barman, le conseiller d’Etat de 47 ans a porté plainte pour injures et voies de fait. L’enquête a été confiée à l’Inspection générale des services (IGS), à savoir la police des polices. Le procureur général Daniel Zappelli, ou son successeur, décidera de la suite à donner à la procédure une fois l’enquête bouclée.

Le Conseil d’Etat genevois a réagi de son côté en retirant vendredi le dossier du relogement du MàD à Mark Muller pour le confier au président du gouvernement Pierre-François Unger.

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