12.10.2020 à 10:32

MotocyclismeMarquez & Marquez, héros du Mans

L’un à distance, l’autre très proche de la victoire: les frangins espagnols ont fait parler d’eux dimanche dans la Sarthe.

von
Jean-Claude Schertenleib

«Bravo, mon p’tit frère...»

«Chaque travail mérite une récompense. Chacun se bat pour atteindre ses objectifs avec sa propre méthode, son style, sa philosophie. Le plus important, c’est de pouvoir réaliser ses rêves! Félicitations, mon p’tit frère pour ce premier podium en MotoGP avec cette grande équipe»: telle est la teneur du message envoyé immédiatement après l’arrivée de la course par Marc à Alex Marquez. Commentaire de celui-ci: «Marc est un pilote d’un autre niveau. Mais s’il avait été en piste aujourd’hui, je l’aurais attaqué», rigole Alex. Et d’ajouter: «Le GP de France aurait peut-être tourné à l’un de ces défis que nous nous lançons à l’entraînement sur nos pistes en terre.» Le champion du monde Moto2 en titre a été beaucoup critiqué l’hiver dernier à l’annonce de son passage dans le team officiel Honda (rappelons qu’il quittera l’équipe Repsol en fin de saison, pour se retrouver à la place de Cal Crutchlow dans le team satellite LCR). L’heure de la revanche a-t-elle sonné pour lui? «Pas du tout. Au final, un podium sous la pluie ne veut pas dire grand-chose, si ce n’est qu’une telle performance renforce la motivation, permet de continuer d’y croire. Dès mon passage en MotoGP, je savais que le moment adéquat arriverait, mais je sais aussi que le meilleur est encore devant moi. Je suis bien sûr heureux de ce premier podium, mais il y a plus important: cette performance me donne encore plus d’envie de travailler et de continuer de m’améliorer.»

Un Danilo Petrucci libéré

Depuis sa fantastique victoire du Mugello, l’an dernier, lorsqu’il avait battu aussi bien Marc Marquez qu’Andrea Dovizioso, Danilo Petrucci avait quasi sombré dans l’anonymat: «Je donne toujours le 100%, mais j’ai aussi besoin que les personnes autour de moi aient une confiance totale dans ce que je fais. Et l’an dernier, ce ne fut pas le cas. J’ai tellement eu peur que ce succès du Mugello reste le seul de toute ma carrière; désormais, je suis libéré.» Libéré dans la tête et, d’ici six semaines, libéré aussi de l’ambiance particulière du team officiel Ducati. «Cette année a été terrible pour moi, j’ai perdu ma place avant même que l’on commence de courir, j’avais l’impression que plus personne n’avait confiance en moi, même si ce n’était pas le cas puisque j’ai retrouvé de l’emploi (chez KTM, Petrucci roulera dans le team Tech3). Dimanche, dans les derniers tours, je me suis souvenu que ces deux dernières années Marc Marquez m’avaient battu de peu ici; je ne voulais pas que ça recommence avec son petit frère!»

Quand Rossi se pose des questions

«Lorsque tu tombes trois fois de suite, tu ne peux que te poser des questions et je sais que ça sera le cas ces prochains jours. Philosopher sur la chance, sur la malchance? De toute ma carrière, je n’ai jamais réussi à comprendre si la poisse existait réellement; aujourd’hui, je me dis que c’est peut-être le cas», concède Valentino Rossi, éliminé dès les premiers mètres de ce GP de France. A terre, comme à Misano et en Catalogne: «Ces trois erreurs ont été très différentes. A Misano, je ne me sentais pas bien physiquement, j’étais grippé, je n’avais pas de force. Jusqu’à la chute, Barcelone était mon meilleur week-end de la saison, j’étais rapide et je suis tombé alors que le plus dur était fait. Ce qui s’est produit au Mans, je dois essayer de le comprendre, j’étais très prudent dans ce premier virage, mais l’arrière de la moto a décroché soudainement. Avec les Yamaha, nous souffrons généralement dans ces conditions mixtes. Alors, bravo à Fabio Quartararo, il a fait un splendide travail, il est resté calme, n’a pas commis d’erreur et il a marqué des points qui seront peut-être décisifs pour le championnat.»

Le calendrier 2021 existe, mais...

Carmelo Ezpeleta, le CEO de Dorna, l’a confirmé ce week-end: un calendrier «normal» - début en mars au Qatar, finale en novembre à Valencia – existe pour 2021, mais il est encore trop tôt pour le publier. Premièrement parce que plusieurs alternatives existent et ensuite, parce que le MotoGP s’adapte habituellement au calendrier de la Formule 1, pour éviter un maximum de collisions de dates. Or, en ce qui concerne Hamilton & Co, rien n’est encore décidé.

Aegerter en Moto2 à Valence

Son championnat MotoE terminé, Dominique Aegerter retrouvera une Kalex Moto2 dans deux semaines sur le circuit de Cheste, près de Valence, à l’occasion de la double-finale du championnat d’Europe. Le Bernois y pilotera le premier proto Kalex 2021. Et quid de l’an prochain? «J’ai plusieurs pistes. Le team Intact GP m’a proposé une seconde saison en MotoE, avec le statut de pilote de remplacement en Moto2, mais j’ai également quelques touches en supersport et en superbike, notamment dans le team de test Honda», explique Aegerter.

Votre opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!
3 commentaires
L'espace commentaires a été desactivé

Oto Mobil

12.10.2020 à 11:15

Le championnat n'a jamais été aussi passionnant et intéressant depuis que ce voyou de Marques est sur le flanc !...bon débarrât, à force de jouer avec le feu !