Hockey sur glace: Martschini: «Ma taille? Ce n’est plus un problème»
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Hockey sur glaceMartschini: «Ma taille? Ce n’est plus un problème»

Le petit ailier de Zoug réalise son meilleur tournoi mondial, en Slovaquie. Une question de confiance, mais pas que.

par
Grégory Beaud
Bratislava
Lino Martschini compense sa petite taille par une belle vélocité.

Lino Martschini compense sa petite taille par une belle vélocité.

Keystone

A lui seul, Lino Martschini fait baisser la taille moyenne de l’équipe de Suisse d’un centimètre. Malgré ses 168 cm, l’ailier réalise un début de tournoi très intéressant sur la ligne avec Philipp Kurashev et Grégory Hofmann. Avec quatre matches face à des adversaires moins huppés, il a eu tout loisir de se mettre en évidence et de faire parler sa vitesse. Son bilan jusqu’à présent? Un but et deux passes décisives ainsi qu’une multitude d’occasions.

Avec la Suède, la Russie et la République tchèque au programme à partir de samedi, le niveau de jeu va augmenter. Arrivera-t-il à se faire encore sa place? Interview.

Lino Martschini, comment se passe votre début de tournoi?

Il y évidemment une marge de progression non-négligeable. J’en ai conscience. Mais j’ai l’impression que l’équipe a posé de bonnes bases pour la suite du tournoi. A titre personnel, je me sens également bien sur la glace.

Vous avez beaucoup de tirs mais qu’un but. On n’est pas habitués…

(Il rigole) Moi non plus. Il est vrai que je ne suis pas aussi précis et affûté que je l’espérais au moment de faire le dernier geste. Tant que l’équipe continue de gagner, je ne vois pas de problème. Mais je dois surtout continuer de travaille de la même manière. Les occasions sont là. C’est l’essentiel.

Votre taille est souvent avancée pour expliquer votre absence au niveau international. Vous voilà ici, à Bratislava. Comment vous sentez-vous sur la glace?

Je suis devenu beaucoup plus robuste. Mentalement et physiquement. Quand tu te sens physiquement davantage prêt à jouer, la confiance est là. Tout est plus simple sur la glace.

Devez-vous changer quelque chose entre le jeu en National League et en championnat du monde?

Je n’ai pas cette impression. J’essaie finalement de jouer en équipe de Suisse comme à Zoug. La seule différence est que tu as globalement moins de temps pour manœuvrer. Mais au final, je sais que je dois être en mesure de réaliser les mêmes prestations au niveau international. Je m’efforce de réfléchir plus vite. Mais au final je fais plus ou moins la même chose.

Racontez-nous comment se passe la cohésion au sein de votre ligne avec Philipp Kurashev et Grégory Hofmann.

Hofmann est un joueur incroyable. Mais ça, je le savais avant de venir ici (rires). Pour ce qui est de Kurashev, j’avoue que je ne le connaissais pas vraiment. Il est si jeune, mais déjà si fort et intelligent. Je suis vraiment impressionné par son calme lorsqu’il a le puck. J’ai l’impression qu’il ne panique jamais. Son intelligence lui permet de toujours être en contrôle.

Sans parler de sa défense, non?

Exactement. Il a un rôle central dans le succès de notre ligne. Il est toujours bien placé. Il nous aide beaucoup. Je sens que nous pouvons être encore meilleurs, mais nos débuts de tournois sont déjà intéressants.

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