Hockey sur glace: Match de l'année: cinq raisons de croire en Genève

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Hockey sur glaceMatch de l'année: cinq raisons de croire en Genève

Lundi soir (19h45), les Aigles devront gagner en 60 minutes face à Zurich pour atteindre les play-off. Réaliste?

par
Grégory Beaud
Genève
Daniel Winnik: sa hargne a rejailli sur tout le vestiaire genevois.

Daniel Winnik: sa hargne a rejailli sur tout le vestiaire genevois.

Eric Lafargue

Soixante minutes pour battre les Zurich Lions sous peine de disputer un tour de placement sans le moindre enjeu ni intérêt. Voilà la donne simplissime de cet affrontement entre les deux dernières équipes encore en course pour atteindre la huitième place, et donc l'ultime strapontin pour les play-off.

Retrouvez nos premiers épisodes de la journée sur ce match décisif.

> 1. Le match de l'année aura lieu à guichets fermés

> 2. Match de l'année: une anomalie du calendrier

Sur le papier, le riche effectif zurichois devrait partir favori face à une formation de GE Servette diminuée par de nombreuses blessures. Pourtant, il y a des raisons d'y croire. Sans devoir trop se creuser la tête, «Le Matin.ch» en a même trouvé cinq.

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1. Les confrontations directes

2-1, 2-0, 4-1. Les trois premières rencontres entre Zurichois et Genevois ont toutes tourné en faveur des Aigles. Mieux. En 180 minutes, les Lions n'ont marqué que deux buts aux Grenat malgré des noms ronflants sur la feuille de match. Les Denis Hollenstein, Roman Wick ou Fredrik Pettersson n'ont jamais brillé contre un GSHC qui semble avoir un système idéal pour les contrer. Le 12 février dernier, les Aigles avaient réalisé le match quasi parfait au Hallenstadion pour marquer les esprits et s'imposer 1-4. Ce soir-là, les protégés de Chris McSorley avaient prouvé qu'ils étaient capables de battre n'importe qui, malgré de nombreuses absences. Précieux au moment de jouer un match aussi important que celui de ce soir. Surtout que le technicien ontarien n'a pas son pareil pour profiter de l'avantage d'évoluer à domicile.

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2. Un état d'esprit irréprochable

A la côtoyer, il se dégage une vraie impression d'unité de cette formation genevoise. Ce n'est pas le cas lors de chaque saison. Mais ce groupe est soudé et chaque individualité pense au bien du collectif avant elle-même. Et les exemples pour étayer cette observation sont nombreux. Le plus flagrant? Daniel Winnik et ses 798 matches de NHL. L'ailier a serré les dents pour jouer malgré une blessure au visage. Opéré à la mi-février, le Canadien est revenu au jeu le plus vite possible pour aider son équipe. Et le rugueux attaquant n'y est pas allé à la retirette, bien au contraire. Cette hargne s'est propagée sur tout le vestiaire.

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3. Le vent en poupe

Lors des quatre derniers matches, les Genevois se sont imposés à trois reprises. La seule défaite est tombée à Berne alors que les hockeyeurs venus des Vernets avaient mené d'une longueur à la 52e minute. Après une période très compliquée, les hommes de Chris McSorley ont su se remobiliser pour enchaîner les bonnes prestations grâce à une assise défensive retrouvée. Lors du dernier week-end, la maîtrise a été particulièrement impressionnante tant à Fribourg qu'à domicile contre Bienne. Sûrs d'eux, les Aigles proposent actuellement un jeu simple mais diablement efficace.

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4. Un gardien qui monte en puissance

Robert Mayer arrive en grande forme au meilleur des moments. Après avoir vécu une saison difficile, le gardien a retrouvé sa place de No 1 depuis quelques semaines. Titularisé lors de six des huit derniers matches, Robert Mayer a fêté quatre victoires, dont les trois dernières rencontres. Sur cette série positive, le dernier rempart a été parfait avec une statistique de 93,24% d'arrêts (69/74). Freiné mardi dernier par une légère commotion, il est revenu comme si de rien n'était vendredi, à Fribourg, et n'a semblé à aucun moment gêné par cette blessure. S'il réalise un bon match ce soir, GE Servette aura toutes ses chances. D'autant plus que les Zurich Lions n'ont pas une assurance tous risques devant le filet avec Niklas Schlegel, capable de tout et de n'importe quoi. Récemment, il a alterné le bon et le très mauvais. Ce duel GE Servette – Zurich pourrait bien se jouer devant le filet.

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5. Une patinoire en ébullition

Dimanche matin lors de l'entraînement, de nombreux supporters genevois avaient garni les gradins des Vernets pour encourager leurs protégés. Cette communion entre les fans et leur équipe peut renverser des montagnes. Et ce lundi , les Vernets s'annoncent particulièrement hostiles pour les Zurich Lions. S'ils n'ont pas été brillants dans leur patinoire récemment, avec une série de cinq défaites, ils pourront tout de même compter sur un soutien inconditionnel. Et comme Zurich a perdu quatre de ses cinq derniers matches sur la route…

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