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Présidentielle françaiseMatch nul entre Hollande et Sarkozy

Pas de vainqueur incontestable à l'issue du débat entre Nicolas Sarkozy et François Hollande: c'est du moins l'avis de la presse française.

François Hollande et Nicolas Sarkozy prêts pour le débat.

François Hollande et Nicolas Sarkozy prêts pour le débat.

AFP

François Hollande et Nicolas Sarkozy ont livré un débat tendu et sans vainqueur évident à quatre jours du second tour de l'élection présidentielle, commente jeudi la presse française.

Les avis divergent lorsqu'il s'agit de désigner celui qui s'en est le mieux sorti entre le candidat socialiste, favori des sondages, et le président sortant.

Dans Libération, Nicolas Demorand juge que «François Hollande a marqué bien des points» face à Nicolas Sarkozy «pugnace, accrocheur, cherchant constamment le combat».

«François Hollande, nettement plus serein, n'a pas esquivé, loin de là, n'hésitant pas à faire monter la pression et à attaquer lui aussi», ajoute le directeur de la rédaction de Libération, qui titre «Hollande préside le débat».

Renaud Dély, du Nouvel Observateur, adonde dans ce sens. «Le candidat socialiste a largement dominé un duel télévisé au cours duquel Nicolas Sarkozy a semblé plombé par le poids de son bilan», écrit Renaud Dély. «C'est le député de Corrèze qui émerge comme la vraie révélation cathodique de la soirée.»

Paul-Henri du Limbert a pour sa part assisté mercredi soir à un débat entre «un ancien et un moderne», le premier étant François Hollande, le second Nicolas Sarkozy aux yeux de l'éditorialiste du Figaro.

«Tous les dirigeants qui, en Europe, depuis 2008, ont dû affronter un scrutin majeur (...) ont perdu», écrit-il sous une «une» barrée du titre «Haute tension».

«Mais ils n'avaient pas face à eux François Hollande, son langage daté et sa gauche disparate. C'est cette différence majeure qui donne toujours à Nicolas Sarkozy l'espoir de l'emporter sur le fil dimanche prochain.»

Pour François Ernenwein, le président sortant a certes été légèrement dominateur mais cela ne devrait pas suffire pour être réélu.

Match nul

«Nicolas Sarkozy s'est révélé un débatteur pugnace, conduisant souvent François Hollande à adopter une attitude défensive sur ses propositions, sans être contraint par le candidat socialiste au même exercice d'argumentation sur son bilan ou son projet», écrit l'éditorialiste de La Croix.

«Le chef de l'État a ainsi pu sans doute marquer des points. Mais, sans doute, sa domination n'a pas été à ce point décisive pour inverser la tendance installée de cette présidentielle où il est désormais en position de challenger.»

Françoise Fressoz, du journal Le Monde, résume: «On peut parler de match nul. Mais comme François Hollande partait en position de favori, on peut dire qu'il reste le favori. Nicolas Sarkozy n'est pas parvenu à le déstabiliser, alors que c'était vraiment son objectif de départ.»

(ats)

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