04.12.2017 à 10:54

RadicalisationMaudet: «Nous ne sommes pas à l'abri à Genève»

Le conseiller d'Etat se félicite du projet pilote «gardezlelien» mais souhaite l'élargir à l'échelle romande.

L e conseiller d'Etat genevois Pierre Maudet

L e conseiller d'Etat genevois Pierre Maudet

Keystone

Le projet pilote genevois «Gardezlelien», lancé en juin 2016 et visant à prévenir la radicalisation, a pris en charge 66 situations, se félicite le conseiller d'Etat genevois Pierre Maudet. Il a permis de «traiter des cas qui n'auraient pas été repérés autrement», assure-t-il.

«A l'époque, certains pensaient que l'on surréagissait. Les chiffres nous donnent raison d'avoir ouvert un réceptacle», explique M. Maudet dans un entretien diffusé lundi par la Tribune de Genève.

La plate-forme internet «Gardezlelien» doit permettre d'évaluer les situations, voire de les désamorcer. Une ligne téléphonique anonyme accessible 24 heures sur 24 et tous les jours a également été ouverte (0800 900 777).

Genève pas à l'abri

«Nous ne sommes pas à l'abri à Genève» d'une radicalisation, relève M. Maudet. Le projet a mis en évidence «que nous avons affaire soit à une radicalisation exogène, soit à une autoradicalisation», souligne-t-il.

Le chef du Département genevois de la sécurité et de l'économie note que «l'entourage, la famille, représente le meilleur détecteur». La plate-forme permet aux parents inquiets de la conversion de leur enfant de les diriger vers le centre d'information sur les croyances ou vers la police en cas d'urgence.

Le responsable PLR genevois plaide pour la mise sur pied d'un dispositif romand de prévention. Mais, «pour le moment, ce n'est pas le cas. Chacun agit à sa façon», précise-t-il.

(ats)

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