Football: Maurizio Jacobacci: «On n'avait pas peur»
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FootballMaurizio Jacobacci: «On n'avait pas peur»

L'entraîneur du FC Sion s'est montré très satisfait de la performance de ses joueurs dimanche face au LS (2-0). Sauf devant le but.

par
Tim Guillemin
Lausanne
Photo: Lafargue

Photo: Lafargue

Sion, qui a réussi une très belle performance collective dimanche à la Pontaise, n'a pas semblé jouer un "derby de la trouille". Pourtant, en cas de défaite, les Valaisans auraient été... relégués (!) à neuf points de leur adversaire du jour et à six points de la barre. "Mais on n'avait pas peur. On avait un plan de jeu, on l'a préparé toute la semaine et on était sûrs de nous", a expliqué Maurizio Jacobacci.

L'entraîneur du FC Sion avait demandé à son équipe de jouer haut et de priver les Lausannois de ballon. On a ainsi vu trois attaquants venir à chaque fois empêcher toute possibilité de relance courte de la part de Thomas Castella. Le gardien lausannois a à chaque fois dû jouer long. Une stratégie payante. "Quand on est privé de ballon, on souffre. On est trop fragiles", a avoué Fabio Celestini, extrêmement déçu par la performance de ses joueurs.

"On n'a pas enchaîné deux passes de suite", s'est lamenté le technicien lausannois, alors que 8500 personnes étaient venues assister à ce dernier derby romand de la saison. Les Vaudois ont livré une toute petite performance, que leur public n'a pas du tout apprécié.

Sion, au contraire, s'est montré conquérant et en confiance, bien que dernier. "C'est vrai qu'on est sûrs de nous. On sait qu'on a un bon groupe et qu'on vaut mieux que notre classement", a acquiescé Quentin Maceiras. Depuis son arrivée, Maurizio Jacobacci a donné des repères à Sion, avec une organisation en 4-2-3-1 ou en 4-4-2 très cohérente et des paires qui fonctionnent bien.

A gauche, le côté Ermir Lenjani et Carlitos est décisif, tandis que Quentin Maceiras et Pajtim Kasami, à droite, combinent bien mais manquent de lucidité dans le dernier geste. La charnière André Neitzke-Eray Cümart est solide et Xavier Kouassi est excellent, qu'il soit associé à Anto Grgic (comme dimanche) ou Bastien Toma. Bref, Sion a des certitudes dans le jeu que le LS n'a plus.

"Maintenant, on a un gros match qui nous attend à Lucerne. Ils viennent de perdre à Thoune, ils seront revanchards, ils voudront se venger sur nous. Mais on va bien se préparer", a encore dit Maurizio Jacobacci. Le LS, lui, sera à Bâle dimanche. Fabio Celestini n'avait pas encore le coeur à y penser dimanche en fin de soirée... Lausanne va vite devoir se remettre de cette défaite, qui aurait pu être bien plus lourde.

Sion a en effet manqué plusieurs occasions nettes, par Marco Schneuwly (deux fois le but vide), Pajtim Kasami et Carlitos. "C'est ce que je leur ai dit à la mi-temps. Dans le jeu, on était bien. Mais quand on joue le maintien, il faut la foutre au fond", a imagé Maurizio Jacobacci. Il reste huit combats pour le LS et Sion pour s'en sortir. "Il faudra douze points", a calculé Christian Constantin. Soit la moitié du total en jeu.

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