Escrime: Max Heinzer: «C'est de ma faute si je me suis blessé»

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EscrimeMax Heinzer: «C'est de ma faute si je me suis blessé»

L'épéiste schwytzois a été éliminé en quart de finale du tournoi olympique de Rio, mardi en début d'après-midi. Juste avant, il avait ressenti une douleur à la jambe.

par
Oliver Dufour
Rio de Janeiro
Max Heinzer est tombé de haut mardi à Rio

Max Heinzer est tombé de haut mardi à Rio

Keystone

Max Heinzer était la meilleure chance de médaille de l'équipe de Suisse dans le tournoi individuel à l'épée, dans la futuriste Arena Carioca 3 du parc olympique.

Malheureusement pour lui, l'escrimeur d'Immensee a été étrillé 15-4 par le Sud-Coréen Sangyoung Park, bondissant espoir de 21 ans, au stade des quarts de finale. La faute à une douleur à la cuisse ressentie à l'échauffement juste avant leur duel.

Eliminé, Heinzer se muera en début de soirée carioca en premier supporter de son compatriote Benjamin Steffen. Le Bâlois a sorti le grand jeu pour éliminer 15-10 le Français Yannick Borel, champion d'Europe en titre.

Max Heinzer, que s'est-il passé dans ce combat?

Tout d'abord, je dois dire que je suis très satisfait de mes deux premières prestations. Ces duels se sont déroulés comme prévus de A à Z. Je me sentais super bien, très concentré, j'avais l'instinct du tueur. Au niveau corporel aussi, j'étais au top et je n'avais aucune crainte avant le jour-J. J'avais mon plan en tête face au Coréen. Et tout d'un coup, juste avant le troisième duel, pendant l'échauffent, j'ai pris un peu trop de risques. J'ai piqué quelques sprints et j'ai ressenti une crampe au niveau de la cuisse et du mollet droits. Pourtant j'ai l'impression que je m'étais bien hydraté et nourri. Mon physio l'a vu et a essayé de faire passer ça. Mon adversaire ne s'est aperçu de rien.

Comment avez-vous réagi à ce moment-là?

J'ai essayé de ne pas trop m'énerver. Parce que c'était de ma faute si j'ai pris ces risques parce que je voulais être un peu trop chaud pour le combat. Ma tactique était de m'en sortir d'une façon ou d'une autre, mais j'ai très vite réalisé que je n'aurais aucune chance face à cet adversaire. Je n'avais jamais perdu sur un tel score. Pour l'instant je ne ressens même pas vraiment de déception, parce que je sens comme si je ne m'étais même pas battu. La déception viendra sans doute plus tard.

Savez-vous déjà de quel type de blessure il s'agit?

Non, pas vraiment. J'espère que ce n'est rien de grave. Peut-être juste une crampe. Mais je ne veux pas me servir de ça comme excuse, parce que, encore une fois, c'est de ma faute si c'est arrivé avant un quart de finale olympique. A un moment donné j'ai plus ou moins abandonné la lutte, en pensant au tournoi par équipes de dimanche. Je ne voulais pas prendre encore plus de risques.

Il reste votre coéquipier Benjamin Steffen en demi-finale, face au même adversaire. Quels sont ses chances?

Oui, désormais je ne suis plus un athlète, mais le premier supporter de Benny. Je lui fais entière confiance et je vais le soutenir à fond. Ce serait très important pour nous qu'il s'impose. C'est sûr qu'il a ses chances. Sa succès sur moi était sévère, il va très vite et il cible très bien le pied. Si Benny ne sort pas une performance de haut niveau, il n'y arrivera pas non plus. Son avantage, c'est qu'il a remporté deux combats très serrés d'entrée de jeu. On a besoin de ça pour se mettre en condition. Il est désormais seul à devoir supporter la pression, mais il est professionnel comme moi et je crois en lui.

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