16.11.2018 à 08:37

Hockey sur glaceMcSorley et GE Servette s'enlisent encore un peu plus

Battu 5-2 à Lugano, GE Servette a concédé une huitième défaite à l’extérieur. Chris McSorley, qui n’est plus intouchable, doit vite retrouver sa magie et surtout des solutions.

von
Renaud Tschoumy

Lugano jouait en vert, en l’honneur de son président historique, le milliardaire Geo Mantegazza (90 ans lundi), précurseur du professionnalisme dans le hockey suisse et bâtisseur du «Grande Lugano», machine à titres et à rêves de la fin des années 80.

Vert? GE Servette (10e) aurait au moins pu y voir un peu d’espoir, celui de gagner enfin un match à l’extérieur cette saison.

Non. Rien n’a changé. Chris McSorley et ses hommes ont quitté le Tessin avec une défaite de plus, la huitième de rang sur la route. Loin des Vernets, les Genevois sont incapables de gagner, tout simplement. Et cette constante est devenue un poids pour un groupe qui a développé un complexe loin de ses bases et qui s’enlise toujours un peu plus dans une spirale négative.

Trop nerveux, trop indisciplinés

Si la Resega s’était parée de vert pour son ancien président - en hommage aux pullovers verts qu’il affectionnait tant durant les grandes années du club - et que la soirée avait forcément une touche des «eighties», ce n’était pas le «Grande Lugano» qui a donné la réplique à des Genevois bien trop nerveux pour espérer mieux qu’un autre revers à l’extérieur.

Huit pénalités mineures et une autre de dix minutes (Tanner Richard) après seulement deux périodes. Puis des échauffourées après chaque arrêt de jeu, des bagarres aussi, comme à Berne deux jours plus tôt. Du déjà-vu. Ou comment se saboter soi-même.

La blessure d’un joueur-clé pour couronner le tout: le Suédois Henrik Tömmernes, violemment éjecté dans la bande par Sébastien Reuille avant la première pause. Tout est encore allé de travers pour les Aigles…

McSorley a-t-il les solutions?

GE Servette a vraiment joué au hockey sur glace durant un tiers-temps: le dernier, qu’il a dominé et qui aurait même pu lui permettre de renverser la situation. Vingt minutes de hockey, le reste du temps passé à se chercher des crosses, comme mardi dans la capitale. Ou quand une équipe se trompe de priorités…

GE Servette doit se remettre à gagner, et vite. Ou alors viendra très rapidement le temps de chercher et de trouver des coupables. Les leaders, comme c’est toujours le cas lorsqu’une équipe traverse pareille phase, peuvent être pointés du doigt. Bien sûr que l’on ne voit pas suffisamment les Almond, Richard, Romy et Rod, pour ne citer que ceux qui sont censés jouer un rôle de locomotive.

Mais inévitablement, la responsabilité reviendra au bout du compte à Chris McSorley. L’Ontarien, dont le retour sur le banc des Aigles n’est pas convaincant, doit retrouver sa magie et surtout des solutions. Lui qui n’est plus intouchable à Genève sait mieux que quiconque que l’on ne change pas 25 joueurs lorsque les choses ne tournent plus rond…

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