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LibyeMéditerranée: plus de 1750 migrants secourus

Ces nouvelles arrivées interviennent alors que les préparatifs étaient en cours à Malte pour un sommet européen vendredi.

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Le pic de la crise des réfugiés en Europe est «est derrière nous», estime l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). (29 juin 2017)

Le pic de la crise des réfugiés en Europe est «est derrière nous», estime l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). (29 juin 2017)

Keystone
L'Italie ne sait plus comment faire face à l'afflux de migrants venant des côtes africaines et appelle l'aide de l'UE. Les autorités italiennes ont même évoqué la possibilité de fermer leurs ports aux navires de sauvetage pour faire pression sur les partenaires européens de Rome, (28 juin 2017)

L'Italie ne sait plus comment faire face à l'afflux de migrants venant des côtes africaines et appelle l'aide de l'UE. Les autorités italiennes ont même évoqué la possibilité de fermer leurs ports aux navires de sauvetage pour faire pression sur les partenaires européens de Rome, (28 juin 2017)

archive/photo d'illustration, AFP
Plus de 3300 migrants ont été secourus dimanche en Méditerranée au cours de 31 opérations distinctes. (Lundi 26 juin 2017)

Plus de 3300 migrants ont été secourus dimanche en Méditerranée au cours de 31 opérations distinctes. (Lundi 26 juin 2017)

AFP

Plus de 1750 migrants ont été secourus mercredi et jeudi au large de la Libye, ont annoncé les gardes-côtes italiens et des ONG. Vendredi, les 28 dirigeants européens doivent discuter de la question migratoire lors d'un sommet à Malte.

Quelque 450 personnes ont été récupérées jeudi dans cinq opérations distinctes. La veille, plus de 1300 ont été sauvées sur 13 embarcations de fortune, selon les garde-côtes italiens. A l'aube, le navire Aquarius, affrété par SOS Méditerranée et Médecins sans frontières (MSF), a secouru 100 personnes, dont sept femmes et 41 mineurs non accompagnés, ont annoncé les deux ONG sur Twitter.

Récupérés à 22 milles nautiques au large de Sabrata, les migrants, qui n'avaient qu'une vieille boussole et aucun gilet de sauvetage, ont raconté être partis vers 22h00 en compagnie d'autres personnes.

«Fermer»

Ces nouvelles arrivées de migrants interviennent alors que plus au nord, les préparatifs étaient en cours à Malte pour un sommet européen vendredi qui doit être largement consacré à la crise migratoire et au projet européen de soutenir en Libye la lutte contre les passeurs.

Il est «temps de fermer» la voie entre la Libye et l'Italie et cet objectif est «à notre portée», a affirmé jeudi le président du Conseil européen, Donald Tusk.

Le dirigeant européen, qui recevait à Bruxelles le chef du gouvernement d'union nationale (GNA) en Libye, Fayez al-Sarraj, a expliqué que l'UE avait «démontré sa capacité à fermer des routes migratoires». Il faisait allusion au pacte conclu en mars 2016 avec la Turquie ayant considérablement réduit les arrivées de migrants sur les côtes grecques.

Enveloppe européenne renforcée

Fayez al-Sarraj a lui affiché la bonne volonté de son gouvernement pour contribuer à freiner ce flux et à lutter contre les réseaux de passeurs. Mais «nous espérons que les mécanismes de l'Union européenne pour aider la Libye seront plus concrets», a-t-il souhaité en regrettant des montants d'aide «très petits».

La Commission européenne a offert fin janvier d'ajouter 200 millions d'euros dans son fonds fiduciaire d'urgence pour l'Afrique lancé fin 2015, et d'allouer principalement cet argent destiné au Maghreb à la gestion de la crise migratoire en Libye cette année. L'enveloppe s'ajoute à quelque 46 millions d'euros déjà réservés par l'UE pour l'aide aux migrants en Libye à travers divers instruments financiers.

Il s'agit de renforcer le soutien aux gardes-côtes libyens dans la lutte anti-passeurs ainsi que l'aide financière aux agences de l'ONU qui interviennent dans les camps de détention de migrants sur le sol libyen.

Pas une solution

Sur le pont de l'Aquarius, où les visages se ferment dès que l'on pose des questions sur la Libye, l'idée de bloquer les migrants dans ce pays où ils sont victimes d'abus et de tortures n'apparaît pas comme une solution. «J'ai passé trois mois en Libye. Là-bas, les noirs ils les mettent en prison. On n'a presque pas à manger ou à boire», a témoigné jeudi matin un jeune homme de 26 ans originaire de Guinée-Bissau.

«Les Libyens nous tirent dessus comme sur des chiens», a ajouté Boubacar, Guinéen de 17 ans, selon des propos rapportés par une porte-parole de SOS Méditerranée. «Déclarer la guerre aux passeurs ne résout en rien les guerres, la pauvreté et l'absence d'alternative qui alimentent leur trafic», a fait valoir MSF sur Twitter.

Avant les secours de ces derniers jours, les autorités italiennes ont enregistré l'arrivée de 4480 personnes en janvier, tandis que plus de 220 sont morts ou disparus en mer durant la même période, selon l'ONU. L'Italie a vu débarquer sur ses côtes en 2016 plus de 180'000 migrants, un nombre record. Quelque 4500 personnes ont perdu la vie en cherchant à les atteindre.

(ats)

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