Tennis: Medvedev: «On ne va pas en faire toute une affaire»

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TennisMedvedev: «On ne va pas en faire toute une affaire»

En difficulté samedi, au 3e tour de l’Open d’Australie, Daniil Medvedev a vu son entraîneur déserter les tribunes de la Rod Laver Arena. Un moment qui a fait office de déclic pour lui.

par
Jérémy Santallo
Daniil Medvedev s’est beaucoup interrogé samedi: ici après la perte du 3e set.

Daniil Medvedev s’est beaucoup interrogé samedi: ici après la perte du 3e set.

AFP

Il y a des joueurs dont on parle très peu depuis le début de la semaine et qui tracent leur route à l’Open d’Australie. On pense notamment à Stefanos Tsitsipas, Andrey Rublev ou encore Daniil Medvedev. Tous les trois se sont d’ailleurs qualifiés samedi pour les 8es de finale. Les deux premiers ont respectivement disposé en trois sets du Suédois Mikael Ymer et de l’Espagnol Feliciano Lopez. Le troisième cité a lui passé un peu plus de temps que prévu sur le court…

Parti pour coller une trempe au Serbe Filip Krajinovic – 6-3 6-3 lors des deux premiers sets – , Daniil Medvedev, lui le joueur métronomique par excellence, a eu une soudaine baisse de régime. Si bien qu’à la fin du 4e set, et comme son protégé n’avait encore jamais gagné une rencontre en cinq manches après six échecs, Gilles Cervara, son entraîneur, a quitté la Rod Laver Arena. Il faut dire que le Moscovite de 24 ans n’avait pas été tendre avec lui…

Daniil Medvedev a eu quelques mots pour son coach.

Daniil Medvedev a eu quelques mots pour son coach.

AFP

À partir de là, Daniil Medvedev a fait appel au physio pour se faire masser l'arrière de la cuisse gauche. Sans doute un peu aussi pour retrouver ses esprits. Et la suite a été limpide avec un set décisif remporté 6-0 en 25 minutes. «Oui, je pense que les deux événements sont liés. Je ne sais pas ce qui lui est passé par la tête, mais il a dit qu’il était sûr que j’allais gagner et qu’il voulait juste me laisser seul pour que je retrouve mon calme», a expliqué le No 4 mondial.

Avant de clore le dossier face à la presse: «On a tous les deux nos moments de frustration car nous voulons gagner, lui comme entraîneur et moi comme joueur. Il a senti que c’était la meilleure chose à faire et même si parfois je ne suis pas d’accord, là, il avait raison. Cela arrive une à deux fois par année, et encore, mais aujourd’hui cela m’a aidé. Nous allons certainement en parler un peu mais on ne va pas en faire toute une affaire.»

Lauréat à cheval sur les deux saisons du Masters 1000 de Paris-Bercy, du Masters de Londres et de l’ATP Cup, Daniil Medvedev reste sur une folle série de 17 victoires consécutives, qu’il tentera d’étirer encore un peu plus lundi face au surprenant joueur américain Mackenzie McDonald (192e).

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