Ski alpin: Meillard dévoile les secrets des géantistes suisses

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Ski alpinMeillard dévoile les secrets des géantistes suisses

Cinquième sur le glacier de Sölden à dix centièmes de la boîte, le Valaisan revient sur le double podium suisse (Odermatt et Caviezel) et sur les coulisses d’une équipe nationale géante.

par
Sylvain Bolt
(Sölden)
Loïc Meillard est entré pour la première fois dans les points sur l’exigeant glacier du Rettenbach dimanche.

Loïc Meillard est entré pour la première fois dans les points sur l’exigeant glacier du Rettenbach dimanche.

AFP

Loïc, vous marquez vos premiers points à Sölden et vous avez enfin réussi à dompter ce mur du glacier du Rettenbach

Après six essais à Sölden, enfin des points. Et un top 5 comme première ici! Franchement, ça aurait été difficile de faire mieux pour commencer la saison pour notre équipe. Trois dans les cinq premiers, deux sur le podium, c’est juste fantastique. Je suis heureux de ma performance, même s’il y a deux ou trois éléments à améliorer sur le mur.

Ce résultat prouve que la longue préparation a été optimale.

Oui, on a bien travaillé dernièrement. Les conditions d’entraînement ont été excellentes à Diavolezza, dans les Grisons et très similaires à celles de Sölden. Les entraîneurs ont fait un super job. On est arrivés ici samedi matin au dernier moment pour rester dans le calme aux Grisons. Ici, on ne savait pas trop dans quel contexte on allait débarquer. Ce choix s’est avéré payant, on ne s’est pas posé trop de questions autour de cette reprise spéciale. Tout a fonctionné sur la piste.

«Là, j’ai quasi les mêmes émotions pour mes potes Gino (Caviezel) et Marco (Odermatt) que si j’étais moi-même sur la boîte.»

Loïc Meillard

L’équipe suisse de géant va bientôt être aussi performante que celle de slalom…

C’est un travail de longue haleine pour y parvenir. Mais nous, les géantistes, on forme un groupe très soudé. Là, j’ai quasi les mêmes émotions pour mes potes Gino (Caviezel) et Marco (Odermatt) que si j’étais moi-même sur la boîte. C’est aussi ça notre force, il y a énormément de respect. On est directs entre nous, on se dit les choses et on ne se fait pas de cadeaux. D’ailleurs, Marco et Gino ont gagné hier aux cartes, c’était prémonitoire (rires). À l’entraînement aussi, on ne fait que de se tirer la bourre.

Y a-t-il maintenant un challenge entre vous pour devenir le premier à gagner un géant (la Suisse ne s’est plus imposée dans la discipline depuis Carlo Janka en 2011)?

Clairement, on se vanne pas mal à ce sujet. Chacun d’entre nous veut devenir le premier à s’imposer en géant! On a d’ailleurs chambré Gino après la première manche vu qu’il était leader. On est sur la bonne voie pour gagner un géant et la victoire de l’un d’entre nous sera fantastique!

Avez-vous déjà prévu quelque chose de spécial si ça devait arriver cette saison?

Alors non, mais on a juste dit qu’on allait manger ensemble quelque chose ce soir (dimanche) au restaurant si on était deux sur le podium. Du coup, on ira manger une pizza vers 21 h, vu qu’il y a un couvre-feu à 22 h ici en Autriche.

Courir sans public, vous l’avez vécu comment?

C’est spécial, on ne sait pas trop où on se situe une fois la ligne franchie sans la réaction de la foule. Sans spectateur, on ne sait pas trop non plus comment transmettre nos émotions à ceux qui nous regardent depuis la maison. Mais j’espère que le public suisse a eu du plaisir! Et on va essayer de remettre ça au plus vite.

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