Hockey sur glace : Meilleur entraîneur: qui mériterait cet honneur en 2021?
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Hockey sur glace Meilleur entraîneur: qui mériterait cet honneur en 2021?

Le Matin propose cinq candidats: Patrick Emond, élu coach de la saison 2019-2020, et quatre entraîneurs qui ont obtenu des résultats remarquables durant cet exercice compliqué sous le signe du Covid.

par
Cyrill Pasche
En mars 2020, Patrick Emond avait été élu «meilleur entraîneur» de National League. Une année plus tard, qui sont les favoris pour décrocher cette distinction?

En mars 2020, Patrick Emond avait été élu «meilleur entraîneur» de National League. Une année plus tard, qui sont les favoris pour décrocher cette distinction?

Bastien Gallay/freshfocus

Récoltés il y a un peu plus d’une année par «24 heures», la «Tribune de Genève», le «Bund» et le «Tages-Anzeiger», les votes des douze entraîneurs et des douze capitaines de National League avaient salué le travail de Patrick Emond, alors entraîneur «rookie» sur le banc de GE Servette: le Québécois avait obtenu 15 des 22 voix possibles pour le titre de meilleur entraîneur de l’exercice 2019-2020, une distinction récompensant ainsi le magnifique parcours des Aigles (4es de la saison régulière, avant l’annulation des play-off) et une première année de rêve pour le successeur de Chris McSorley à la tête du GSHC.

Et si le vote avait lieu aujourd’hui, alors que la saison régulière, incroyablement indécise de la 2e place (Lugano) à la 7e (Bienne, en quarantaine préventive), arrive gentiment à son terme? Quel entraîneur récolterait le plus de suffrages? Le Matin vous propose cinq candidats qui possèdent tous des arguments valables pour revendiquer la distinction en 2021.

Spoiler: Rikard Grönborg, entraîneur champion du monde avec la Suède et technicien des ZSC Lions depuis la saison dernière, ne figure pas dans la liste. Le charismatique suédois n’a pas réussi à tirer le meilleur de son effectif de luxe et n’a guère fait mieux, d’un point de vue comptable, que bien des équipes nettement moins bien armées.

1. Dan Tangnes (Zoug)

Dan Tangnes.

Dan Tangnes.

Bastien Gallay/freshfocus

Le Norvégien a facilement dépassé la barre des 100 points avec Zoug (110), qui compte actuellement 24 points d’avance sur son poursuivant le plus proche (Lugano, 86 unités) et carbure à 2,292 points/match.

Autant dire que l’EVZ, qui propose le jeu le plus léché de National League, a survolé le championnat jusqu’ici. L’équipe de Suisse centrale avait bouclé le précédent exercice au 2e rang avec 90 points. Difficile d’imaginer que le titre de meilleur entraîneur échappera cette fois-ci à Tangnes. À moins que…

2. Christian Dubé (FR Gottéron)

Christian Dubé.

Christian Dubé.

freshfocus

Le directeur sportif devenu entraîneur au début de la saison passée – il avait hissé les Dragons dans le Top 8 – est dans son élément sur le banc de FR Gottéron. Apprécié des joueurs, Christian Dubé sait parfaitement comment tirer le meilleur de ses hommes et fait aussi preuve d’un sens tactique aiguisé durant les matches avec un coaching agressif.

Dans une saison durant laquelle FR Gottéron n’a jamais perdu plus de deux matches consécutifs et où l’équipe, moins compétitive que Zoug par exemple, a constamment fait partie du groupe de tête, l’épatant entraîneur fribourgeois ne mériterait-il pas de figurer en tête de liste?

3. Serge Pelletier (Lugano)

Serge Pelletier.

Serge Pelletier.

freshfocus

Serge Pelletier et non pas Craig McTavish, deux hommes qui ont obtenu des résultats sensiblement identiques jusqu’ici? Oui, parce que l’expérimenté entraîneur québécois travaille avec un effectif nettement moins luxueux que McTavish au LHC. Mais il a aussi répondu aux rumeurs envoyant Chris McSorley sur le banc du HC Lugano en alignant une série de huit victoires consécutives entre fin janvier et la mi-février, puis une deuxième série de huit matches gagnés entre le 5 et le 27 mars!

Pelletier a obtenu de très bons résultats (1,792 point par match en moyenne) avec un effectif finalement moyen, notamment au poste de gardien depuis le départ d’Elvis Merzlikins en NHL en 2019 (Columbus). Le coach québécois réussira-t-il un «coup» avec Lugano pendant les play-off?.

4. Lars Leuenberger (Bienne)

Lars Leuenberger.

Lars Leuenberger.

freshfocus

Le «Meistertrainer» de 2016 avec le CP Berne a démarré la saison sur la pointe des pieds avec son nouveau club avant de s’affirmer au fil des mois. Lars Leuenberger, qui avait été ignoré depuis 2016, a piloté son équipe vers six succès consécutifs avant la défaite du 20 mars à Lausanne et la quarantaine qui a suivi quelques jours plus tard.

Reste que «LL» a du mérite: succéder à Antti Törmänen (qui lutte contre un cancer) n’était pas gagné d’avance. D’autant plus que le HCB devait encore digérer le départ à la retraite du gardien Jonas Hiller et ne s’appuyait pas sur une légion étrangère de premier plan. Même s’il ne fait pas l’unanimité dans le Seelandais, Leuenberger mérite au moins d’être considéré dans l’attribution de la distinction de «meilleur entraîneur».

5. Patrick Emond (GE Servette)

Patrick Emond.

Patrick Emond.

Bastien Gallay/freshfocus

«Meilleur coach» en 2020, le successeur de Chris McSorley a démontré cette saison que son parcours de rêve à sa première année sur le banc de GE Servette n’était pas un coup de chance: excellent communicateur, le Québécois a réussi à faire le lien entre les jeunes et les vétérans.

Les Grenat, qui se sont considérablement renforcés à l’intersaison (Vermin, Omark, Moy), restent l’une des grosses cylindrées de la Ligue et présentent généralement un jeu de qualité. Suffisant pour qu’Emond conserve son titre? Tout dépendra du parcours final des Aigles en championnat. Pour l’instant, son équipe se trouve toutefois dans une phase difficile.

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