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Play-off de NBAMenés de 19 points, les Warriors renversent Dallas

Grâce à sa victoire 126-117 dans la nuit de vendredi à samedi, Golden State mène 2-0 dans la finale de Conférence Ouest qui l’oppose aux Mavericks.

Klay Thompson et Stephen Curry ont confirmé le succès acquis lors de l’acte I.

Klay Thompson et Stephen Curry ont confirmé le succès acquis lors de l’acte I.

AFP

Golden State, pourtant mené de 19 points en première période, a réussi un come-back gagnant (126-117) vendredi contre Dallas, dans le sillage de Stephen Curry, pour désormais mener 2-0 en finale de Conférence Ouest des play-off NBA.

Steve Kerr ou l’art de ne pas paniquer, même quand l’adversaire semble injouable. L’entraîneur des Warriors a trouvé les mots et les solutions pour répondre au premier acte de haute volée des Mavericks, repartis tout sourire au vestiaire avec pas moins de 15 tirs primés (sur 27) dans la musette, portés par Luka Doncic alors sur un nuage (24 pts à 7/12) et qui a fini avec 42 unités (8 passes).

Garder son sang-froid

Si Stephen Curry, auteur d’une performance remarquable (33 pts, 8 rbds) n’avait pas porté les siens, à bout de bras et de «bingos» derrière l’arc (5/7, 20 pts) durant ces deux premiers quart-temps, par ailleurs plombés par plusieurs coups de sifflets litigieux qui ont eu pour effet de faire monter la tension des deux côtés, ce n’est pas douze longueurs de retard que Golden State aurait accusées à la pause, mais bien plus.

«A la mi-temps, j’ai dit aux joueurs que si nous gardions notre sang-froid en seconde période, le match viendrait à nous. Avant cela, les Mavs nous ont donné un coup sur la tête, ils ont été fantastiques, ils ont joué plus dur, ils ont mieux exécuté. Nous devions simplement nous calmer et prendre le contrôle du match. Nous étions convaincus que si nous le faisions, ils ne mettraient pas 15 paniers à trois points comme en première période», a expliqué Kerr.

Démonstration collective

Sur quoi, ses Warriors ont prouvé que leur réputation d’équipe irrésistible, lorsque sonne le troisième quart-temps, n’est pas usurpée. Revenus avec d’autres intensions défensives, presque en se passant de Draymond Green (6 pts, 6 rbds, 5 passes) longtemps sur le banc pour cinq fautes et donc à la limite de l’exclusion, ils ont fait preuve d’une formidable démonstration de force collective.

Symbole des grandes ressources californiennes et du génie de son coach, qui a répondu au matraquage extérieur des Mavs, un sitting sans partage à l’intérieur, le pivot Kevon Looney, pourtant guère habitué à peser offensivement, s’est baladé dans une raquette texane désertée (21 pts, 12 rebonds).

Ce dernier en a profité pour devenir le premier pivot des Warriors a réussir au moins un 20/10 dans un match de play-off depuis le vénérable Robert Parish en 1977.

Ses coéquipiers n’ont pas été en reste. Jordan Poole a été le moteur californien dans le dernier quart-temps remporté pied au plancher (43-32), inscrivant 12 de ses 23 points, Andrew Wiggins (16 pts) et Klay Thompson (15 pts) ont aussi mis des tirs importants.

«Notre défense a été mauvaise»

Au final, Golden State a marqué 62 points à l’intérieur, contre 30 pour Dallas, dont l’adresse à longue distance a inévitablement fini par baisser, tout en s’avérant finalement très correcte (21/45). C’est le manque de variété offensive, mais aussi le laxisme défensif que cela a engendré qui auront coûté la victoire aux Mavs.

«Je pense que nous nous sommes trop reposés sur les tirs à trois points, même si notre pourcentage a été correct. Nous n’attaquions pas autant la peinture que eux l’ont fait. Et notre défense a été mauvaise, voilà tout. Nous devons nous focaliser dessus et améliorer ce secteur», a résumé Luka Doncic.

Le prodige slovène, revanchard 48 heures après un premier match où il avait été limité à 20 points, a pourtant été magistral en en marquant plus du double. Et il n’était de surcroît pas seul pour scorer, puisque Jalen Brunson a été très efficace (31 pts, à 11/19, 7 rbds, 5 passes) et Reggie Bullock a ajouté 21 points.

Dallas va devoir impérativement trouver les bons ajustements, ou plutôt le bon équilibre tactique dès dimanche pour le match No 3, devant ses fans. Car pour l’heure, l’expérience de Golden State, trois fois champion NBA en cinq finales entre 2015 et 2019, fait la différence.

(AFP)

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