Allemagne - Merkel a peur de passer pour une paresseuse
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AllemagneMerkel a peur de passer pour une paresseuse

A quelques mois de prendre sa retraite, la chancelière allemande Angela Merkel a une crainte pour l’avenir: que les livres d’histoire disent d’elle qu’elle était paresseuse.

La chancelière allemande Angela Merkel prise en photo le 12 mai dernier à Berlin.

La chancelière allemande Angela Merkel prise en photo le 12 mai dernier à Berlin.

AFP

Après 16 années à diriger l’Allemagne, quatre mandats, une succession de crises européennes et d’épreuves diplomatiques, Angela Merkel n’a qu’une ambition: qu’on ne dise pas d’elle était «paresseuse». La chancelière allemande, qui prendra sa retraite à l’issue des élections législatives du 26 septembre, est connue comme une infatigable travailleuse, endurante dans les séances de négociation avec les dirigeants de la planète comme avec les chefs de régions allemandes.

Et pourtant, interrogée jeudi dans un forum organisé par le radiodiffuseur WDR sur ce qu’elle ne voudrait pas que les livres d’histoire disent d’elle, Angela Merkel a eu pour seule réponse: «Que j’étais paresseuse». Le commentaire de la chancelière de 66 ans, tout comme le léger sourire au coin des lèvres qui l’accompagnait, est à l’image du caractère peu extraverti de celle qui reste la personnalité politique préférée des Allemands.

De marathon diplomatique en sommet européen nocturne, la dirigeante a régulièrement étonné par sa résistance à la fatigue. A propos de son sommeil, elle avait expliqué en 2015: «J’ai des capacités dignes d’un chameau. J’ai une certaine aptitude à accumuler. Mais à un moment, je dois quand même refaire le plein». Cette année-là l’avait par exemple vue enchaîner une nuit blanche et 16 heures de négociations à Minsk pour un cessez-le-feu en Ukraine, puis deux jours de sommet européen où elle était en première ligne sur la crise grecque.

La chancelière a toujours mis un point d’honneur à consulter et rassembler, quitte à perdre du temps dans la prise de décision. «Ma méthode de travail a toujours été de créer des liens, de résoudre les conflits par la discussion», a-t-elle encore expliqué durant ce forum, par opposition à d’autres comportements consistant «à recharger les tensions et à les laisser exploser».

(AFP)

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