Allemagne: Merkel assure ne pas être affaiblie
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AllemagneMerkel assure ne pas être affaiblie

Malgré le revers électoral de dimanche, la chancelière se dit «très confiante» avant les pourparlers pour former le nouveau gouvernement.

«Je ne vois pas le résultat en Basse-Saxe comme étant une faiblesse», a insisté Angela Merkel. (Lundi 16 ocotbre 2017)

«Je ne vois pas le résultat en Basse-Saxe comme étant une faiblesse», a insisté Angela Merkel. (Lundi 16 ocotbre 2017)

AFP

Angela Merkel a assuré lundi ne pas être affaiblie par l'échec enregistré lors d'un scrutin régional par son parti conservateur. La chancelière allemande s'est dite «très confiante» avant des pourparlers difficiles pour former le prochain gouvernement.

Les conservateurs abordent ces négociations avec assurance: «c'est une évidence que nous sommes la force (politique) la plus importante», a déclaré Mme Merkel lors d'une conférence de presse.

Son parti CDU a enregistré une contre-performance dimanche lors d'un scrutin en Basse-Saxe (nord-ouest), où il a été devancé par les sociaux-démocrates du SPD (36,9% contre 33,6%). «Je vais très confiante à ces pourparlers avec mes amis de la CDU et de la CSU», le parti bavarois allié, a dit la chancelière.

«Je ne vois pas le résultat en Basse-Saxe comme étant une faiblesse», a encore insisté la chancelière, rappelant que la CDU avait tout de même remporté au printemps dernier trois élections régionales d'affilée.

Désaccords multiples

Les conservateurs de Mme Merkel, arrivés en tête aux législatives du 24 septembre, mais avec un score historiquement bas, entament mercredi et vendredi des négociations avec les libéraux et les écologistes afin de tenter de former le prochain gouvernement allemand. Mercredi, les représentants du bloc conservateur verront séparément ceux du FDP et des Grünen. Vendredi sera organisée une réunion à trois.

Angela Merkel s'attend à ce que les discussions exploratoires durent plusieurs semaines. Horst Seehofer, qui dirige l'Union chrétienne-sociale (CSU) bavaroise, alliée de la CDU, a souhaité que les semaines avant Noël soient l'occasion de former un gouvernement stable, mais son collègue Alexander Dobrindt s'est montré sceptique.

La tâche s'annonce d'ores et déjà rude pour la chancelière tant les désaccords sur des thèmes stratégiques comme l'Europe, la fiscalité, l'immigration ou la politique étrangère sont nombreux.

Et si elle ne parvient pas dans les prochains mois à former cet attelage inédit, appelé «Jamaïque» en raison des couleurs symbolisant les partis et qui sont les mêmes que celles du drapeau de l'île des Caraïbes, de nouvelles élections pourraient être convoquées.

Ambiance de fin d'époque

«Ca ne sera pas facile», a prévenu lundi Simone Peter, co-présidente des Verts. «Ca ne sera pas plus facile (pour les conservateurs) après ce week-end parce que la CDU a été une fois de plus douchée», a-t-elle estimé.

«Merkel a été sévèrement touchée, et à mon avis, elle a été désavouée lors des législatives. C'est une ambiance de fin d'époque», a taclé le député SPD Carsten Schneider. Son parti, qui a gouverné pendant huit ans en coalition avec Mme Merkel (2005-2009 puis 2013-2017), a décidé de siéger dans l'opposition après avoir encaissé un score historiquement bas aux législatives (20%).

(ats)

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