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Crise de la detteMerkel met ses alliés en garde contre la vindicte contre la Grèce

La chancelière allemande Angela Merkel a adressé dimanche une mise en garde à l'intention de ses alliés contre une escalade verbale dans leurs propos sur la situation grecque.

Angela Merkel a estimé que l'Europe se trouve «dans une phase décisive» et que «chacun doit faire attention à ses paroles».

Angela Merkel a estimé que l'Europe se trouve «dans une phase décisive» et que «chacun doit faire attention à ses paroles».

ARCHIVES, AFP

Selon la chancelière allemande, «chaque jour compte» pour qu'Athènes renforce «ses efforts» et respecte ses engagements.

Alors qu'au sein de sa coalition conservateurs-libéraux certains parlent ouvertement d'une sortie de la Grèce de la zone euro ou se montrent sceptiques sur une possible issue à la crise, Mme Merkel a estimé que l'Europe se trouvait «dans une phase décisive» et que «chacun (devait) faire attention à ses paroles».

Dans un entretien accordé à la chaîne de télévision allemande ARD, la chancelière a estimé que le premier ministre grec Antonis Samaras fournissait de véritables efforts afin de redresser son pays.

«Dans ce contexte, chaque jour compte maintenant pour vraiment renforcer les efforts et pour appliquer ce qui a été promis», a-t- elle dit, interrogée sur la confiance qu'elle accordait à Antonis Samaras, qu'elle a reçu vendredi à Berlin.

Sortie de l'euro avant 2013?

Les partenaires d'Angela Merkel, notamment ceux qui appartiennent à l'Union chrétienne sociale bavaroise (CSU), ont critiqué la Grèce à plusieurs reprises ces dernières semaines. L'un de ses principaux dirigeants, Alexander Dobrindt a même déclaré s'attendre à ce que la Grèce quitte le bloc monétaire avant la fin de l'année.

Le premier ministre grec, Antonis Samaras, s'est rendu en Allemagne et en France la semaine dernière. Il en a profité pour demander aux responsables politiques allemands de modérer leurs propos, expliquant qu'ils compliquaient le programme de privatisations qu'il tente de mettre en oeuvre et ses tentatives visant à restaurer la confiance en l'égard de la Grèce.

Par ailleurs, sans confirmer des informations de presse faisant état de son désir d'un sommet européen pour préparer un nouveau traité, Mme Merkel a déclaré: «je ne demande pas de sommet, je demande juste depuis un certain temps que nous ne restions pas à l'arrêt» dans le processus de construction de l'Union européenne.

«Il s'agit de savoir maintenant quelles vont être les prochaines étapes», a-t-elle dit. «Nous avons encore besoin de plus d'obligations communes», «de plus de cohérence» afin de diminuer les différences de compétitivité au sein de l'UE, a-t-elle jugé. «Cela va être notre mission des prochains mois».

(ats)

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