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CoronavirusMerkel pousse pour une interdiction de skier en Europe

La chancelière allemande veut qu’aucune station de ski de l’UE n’ouvre avant le 10 janvier.

L’Allemagne d’Angela Merkel va demander à l’Union européenne d’interdire jusqu’au 10 janvier les séjours de ski.

L’Allemagne d’Angela Merkel va demander à l’Union européenne d’interdire jusqu’au 10 janvier les séjours de ski.

AFP

Un sujet explosif avant les fêtes de Noël: l’Allemagne va demander à l’Union européenne d’interdire jusqu’au 10 janvier les séjours de ski, sources de plusieurs foyers épidémiques l’hiver dernier, malgré l’opposition de l’Autriche et la colère des stations.

Au terme de plus de sept heures de discussions, Angela Merkel et les 16 États régionaux ont décidé de se tourner vers l’Europe, dont l’Allemagne assure jusqu’à la fin de l’année la présidence du Conseil. Interdire les séjours au ski fait partie de mesures de restrictions annoncées ou prolongées contre le Covid-19, dont la fermeture des restaurants, bars ou encore lieux culturels et clubs de sports jusqu’à début janvier.

«Encore des efforts»

«Nous devons encore faire des efforts () le nombre d’infections quotidiennes se situe encore à un niveau beaucoup trop élevé», a expliqué la chancelière lors d’une conférence de presse. Le taux d’infection en Allemagne atteignait ainsi mercredi 139,6 pour 100 000 habitants, loin de l’objectif de 50/100 000. La barre du million de cas officiellement recensés devrait être franchie dans les tout prochains jours.

Dans ce contexte, les Allemands sont fermement invités à ne pas se rendre à l’étranger durant les fêtes de Noël et à proscrire les séjours de ski. «Il convient d’éviter tous les déplacements professionnels et privés non essentiels, en particulier les déplacements touristiques, y compris les déplacements à l’étranger en vue de la saison de ski», stipule le texte négocié par Mme Merkel et les 16 Länder. «Le gouvernement est invité à travailler au niveau européen pour que le tourisme de ski ne soit pas autorisé avant le 10 janvier», ajoute le texte.

Pas gagné d’avance

Interrogée sur la démarche que va mener l’Allemagne auprès de l’UE, la chancelière a toutefois reconnu que ce n’était pas gagné: «Je vais être honnête avec vous, ce ne sera probablement pas facile, mais nous allons essayer».

L’Italie et la France ont pris des mesures similaires, suscitant la colère des professionnels du secteur. En France, un protocole sanitaire était pourtant peaufiné depuis des semaines en cas de réouverture des stations, un enjeu crucial pour le secteur de l’or blanc – 350 stations en France, 10 milliards de retombées économiques, 120 000 emplois saisonniers – qui réalise 13,5% de sa fréquentation lors de l’avant-saison et 13% environ à Noël.

Mais c’est aussi là qu’un des premiers foyers épidémiques avait été identifié l’hiver dernier, aux Contamines, près de la frontière suisse.

La Bavière, dans le sud-est de l’Allemagne, avait devancé cette interdiction mise en garde en annonçant mardi la fermeture de ses stations à Noël. «Nous ne pouvons tout simplement pas passer des vacances de ski classiques», avait justifié Markus Söder, dirigeant conservateur de cette région, invitant les autres pays européens à faire de même.

Concurrence déloyale

La Bavière et ses pistes sont particulièrement prisées durant les fêtes de fin d’année par de nombreux vacanciers allemands et étrangers. M. Söder, un des favoris pour succéder en 2021 à Mme Merkel à la chancellerie, avait plaidé dès mardi pour la mise en place d’un accord européen pour éviter une concurrence déloyale pour attirer les skieurs.

«Je préférerais avoir un accord commun au niveau européen: pas de remontées mécaniques ouvertes, pas de vacances (de ski) nulle part», avait-il martelé.

L’Autriche voisine est particulièrement visée, d’autant qu’une de ses stations réputées, Ischgl, a été un important foyer de contamination cet hiver, des skieurs venus de toute l’Europe y ont été contaminés. Mais l’Autriche est sur une toute autre ligne et prévoit l’ouverture de ses pistes.

«Je peux vous dire que si quelqu’un va courir seul, c’est tout aussi dangereux que si quelqu’un va faire une randonnée à ski seul», a déclaré le chancelier Sebastian Kurz mercredi. «Les vacances d’hiver en Autriche seront sûres. Nos stations disposent déjà de procédures de sécurité complète pour les vacances au ski», a renchéri la ministre du Tourisme, Elisabeth Köstinger.

(AFP)

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131 commentaires
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Jason

27.11.2020 à 14:00

Mais est-ce que nous allons encore rester là sans rien dire ? C'est facile pour tous ces politiciens de prendre des décisions, leurs salaires tombent à la fin du mois... S'ils étaient payés à la performance et à l'accomblissement de leurs belles paroles de campagne, la situation serait différente ! Merket et Macron, restez chez vous, mais nous, c'est ski cet hiver, un point c'est tout !!!

D autres priorités s il vous plait Mme

27.11.2020 à 11:56

le deal signé entre la Chine et ses voisins risque d affaiblir l UE ces fermetures sont une catastrophe pour le tourisme dans l Ue, l effet réel de ce deal du siècle accord commercial entre La Chine et les autres Asean accords épars risquent de faire très mal a l UE ,Japon et Corée du Sud très fort aussi, et pas de fermeture de leurs stations de ski très prisées il y a du monde , la puissance économique de l Australie moins de la Nouvelle Zélande y font part quand a nos amis Britons UK ils risquent d être isolés globalement parlant Brexit oblige, l Ue doit affirmer le lien avec les Usa un peu moins avec Pékin et plus avec le Japon et la Corée du Sud excellents produits automobiles sanitaires et j en passe, les valeurs ne sont pas les mêmes certes mais c est bien de s y attarder , on ne meurt plus devant son établi de burn out au Japon ils ont changés et ouvre leur économie le must robotiquement parlant

ZYAN

26.11.2020 à 14:42

J’espère que nos dirigeants vont obliger les personnes venant d’un autre pays à ce faire tester avant d’entrer en suisse comme le fait l’Allemagne mtn. Au moins ça dissuadera peut être les gens de venir et ça évitera peut être une flambées de cas. Parce qu’on sait déjà qui va trinquer le 4 janvier quand tout le monde sera parti. Alors pour une fois chers dirigeants pensez un peu aux suisses plus tôt qu’à votre image envers l’UE.