New York: #MeToo: Andrew Cuomo accepte une enquête indépendante

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New York#MeToo: Andrew Cuomo accepte une enquête indépendante

Sous pression, le gouverneur de New York, accusé de harcèlement sexuel, a renoncé dimanche à voir les investigations menées par l’ex-juge de son choix.

Andrew Cuomo, gouverneur de New York, est accusé d’avoir harcelé sexuellement deux jeunes femmes: une ancienne collaboratrice de son administration ainsi qu’une ex-conseillère pour la santé.

Andrew Cuomo, gouverneur de New York, est accusé d’avoir harcelé sexuellement deux jeunes femmes: une ancienne collaboratrice de son administration ainsi qu’une ex-conseillère pour la santé.

AFP

Les appels à une enquête indépendante sur les accusations de harcèlement sexuel visant le gouverneur de New York Andrew Cuomo sont montés d’un cran dimanche, poussant le puissant élu démocrate à accepter de ne pas désigner lui-même la personne qui sera chargée des investigations.

Plusieurs personnalités, dont la jeune star démocrate du Congrès Alexandria Ocasio-Cortez ou la sénatrice d’Hawaii Mazie Hirono, ont estimé dimanche matin que l’enquête sur les agissements du gouverneur devait être menée par la procureure de l’État, Letitia James, et non par une ex-juge fédérale qu’avait désignée lui-même samedi Andrew Cuomo.

La procureure – dont beaucoup pensent qu’elle pourrait briguer le poste de gouverneur lors de la prochaine élection prévue fin 2022 – est aussi intervenue, pour demander à Andrew Cuomo – qui doit lui en donner l’autorisation – de lui confier le dossier «immédiatement».

Des accusations «extrêmement graves»

Dans un communiqué, une conseillère juridique du gouverneur a indiqué que ce dernier, au pouvoir de l’Etat depuis dix ans, acceptait de revenir en arrière – sans pour autant confier l’enquête directement à Letitia James.

«Nous voulons éviter ne serait-ce que l’impression d’un manque d’indépendance et d’interférence politique, a indiqué la conseillère Beth Garvey. Nous avons donc demandé à la procureure de l’Etat et au chef des juges des cours d’appel de sélectionner ensemble un avocat indépendant, privé, sans affiliation politique.»

Le bureau du gouverneur a indiqué qu’il ne «ferait plus de commentaires jusqu’à la remise du rapport» d’enquête.

Andrew Cuomo, 63 ans, qui fut une vedette en 2020 pour sa gestion de la pandémie, semble désormais très fragilisé et cette concession pourrait ne pas suffire à calmer le jeu. Alexandria Ocasio-Cortez a jugé dimanche les accusations le concernant «extrêmement graves et difficiles à lire».

La porte-parole de la Maison-Blanche, Jen Psaki, a elle aussi plaidé pour «un examen indépendant des allégations». Elle a rappelé que le président Joe Biden «pense que chaque femme devrait être écoutée, devrait être traitée avec respect et dignité».

Une des ex-conseillères économiques du gouvernement new-yorkais, Lindsey Boylan, 36 ans, l’a accusé mercredi en détail, sur un blog, de l’avoir harcelée sexuellement lorsqu’elle travaillait pour son administration, de 2015 à 2018.

Elle a affirmé qu’Andrew Cuomo l’avait embrassée sur la bouche de façon non sollicitée, suggéré qu’elle joue avec lui au «strip poker» et «multiplié les efforts pour (lui) toucher le dos, les bras, les jambes».

Samedi, c’est une ex-conseillère pour la santé de 25 ans, Charlotte Bennett, qui a affirmé au «New York Times» que le gouverneur lui avait fait des avances au printemps 2020. Andrew Cuomo a formellement démenti ces deux accusations.

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