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DéclarationMeurtre d'Adeline: «Le risque zéro n'existera jamais»

La resocialisation des détenus dangereux comporte immanquablement une part de risque, estime Pierre Maudet.

Pierre Maudet.

Pierre Maudet.

Keystone

Revenant sur le meurtre d'Adeline et la resocialisation des détenus dangereux, le conseiller d'Etat Pierre Maudet souligne dans une interview donnée au Temps que «le risque zéro n'existera jamais».

Le responsable du département genevois de la sécurité croit «à la responsabilité individuelle, et donc à la participation active du détenu dans sa réinsertion. Mais tout le monde n'est pas récupérable», a souligné le magistrat, candidat à sa réélection au gouvernement genevois.

Revenant sur la mort dramatique d'Adeline, Pierre Maudet estime qu'il a manqué des regards extérieurs d'experts pour «arbitrer les différents intérêts en présence». Aux yeux du conseiller d'Etat, l'enjeu actuel tourne autour de la notion de dangerosité des criminels.

Cette notion, selon lui, «ne saurait se voir opposer de façon absolue le secret médical». Le magistrat défend l'idée que ce secret doit être relativisé et ne doit pas primer sur la sécurité de la population et des gardiens. «Des discussions sont en cours à ce sujet, dans la perspective de l'ouverture de Curabilis».

Pierre Maudet justifie aussi la décision du Conseil d'Etat de pouvoir demander au juge de convertir une longue peine en une mesure pour retarder la sortie d'un délinquant potentiellement dangereux. «Il faut que le doute bénéficie à la société. Si un détenu présente encore des troubles importants, cette disposition doit être activée».

(ats)

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