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Canton de VaudMeurtre de Marie: Béatrice Métraux défend ses services

La conseillère d'Etat vaudoise estime que ses services n'ont rien à se reprocher dans les étapes qui ont conduit au meurtre de Marie. La ministre se montre plus critique sur le rôle de la juge d'application des peines.

La conseillère d'Etat Béatrice Métraux.

La conseillère d'Etat Béatrice Métraux.

PATRICK MARTIN-a

Ses services n'ont rien à se reprocher, mais l'action de la justice est en revanche «étonnante», selon elle. Quant à la surveillance d'internet et des réseaux sociaux, qui ont permis à Claude D. de piéger sa victime, les bases légales font pour l'heure défaut.

L'interview publiée vendredi par 24 heures couvre deux pages entières, avec des questions et des réponses qui ont été faites par écrit. La cheffe du Département de l'intérieur explique en détail les étapes qui ont conduit au meurtre de Marie dans la nuit du 13 au 14 mai. Elle tient à rappeler que «ce n'est ni la justice, ni le service pénitentiaire qui ont commis ce crime effroyable, mais bien C. D.»

Étonnement face à la justice

A toutes les questions, Béatrice Métraux répond par la défense des décisions prises par l'administration pénitentiaire. qui a accepté le recours de Claude D., lui permettant de retrouver les arrêts domiciliaires.

«La juge se base uniquement sur des questions techniques, notamment sur la violation du droit d'être entendu, grief qu'elle aurait d'ailleurs pu réparer dans le cadre de la procédure en cours. Il est d'autant plus étonnant que cette même instance n'a pas procédé elle-même à l'audition des collègues de C. D. pour rendre sa décision sur le fond alors même qu'elle en avait légalement la possibilité».

Interrogée sur la surveillance de l'activité de Claude D. sur les réseaux sociaux, Béatrice Métraux estime que «les bases légales font actuellement défaut. C'est là aussi une question qui mérite d'être sérieusement posée». L'émission «Temps présent» a montré jeudi soir à quel point le meurtrier présumé s'était montré entreprenant sur les forums de discussions, piégeant ainsi sa victime.

Adaptation urgente

«Il faut s'adapter aux technologies modernes, tout simplement pour éviter des drames de ce genre. Là, il y a certainement quelque chose à faire», affirme le père de Marie dans «Temps présent».

(ats)

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