27.08.2015 à 10:26

FranceMeurtre de Perpignan: «Il a perdu le contrôle»

Le jeune homme qui s'est lui-même présenté à la police a avoué avoir agi sous le coup de la passion. Il devrait être mis en examen ce jeudi.

Le garçon âgé de 18 ans sera mis en examen ce jeudi 27 août pour avoir égorgé sa petite amie.

Le garçon âgé de 18 ans sera mis en examen ce jeudi 27 août pour avoir égorgé sa petite amie.

AFP

Le jeune homme qui a avoué avoir égorgé sa petite amie en début de semaine à Perpignan va être mis en examen dans la journée de ce jeudi 27 août pour ce qui apparait comme une affaire strictement passionnelle, a déclaré le procureur Achille Kiriakidès.

Le garçon âgé de 18 ans, Kader Djidel, a reconnu avoir tué de quatre coups de couteau et égorgé la jeune fille de 17 ans, dont le corps a été découvert ce mardi 25 août dans un parc de la ville.

Il s'est lui-même présenté à la police dans la nuit de mardi à mercredi et a été immédiatement placé en garde à vue.

D'autres personnes ont été entendues par les enquêteurs mais seul le jeune homme devrait être mis en examen. «Ce sera aujourd'hui», a dit le procureur de Perpignan, interrogé jeudi matin par téléphone.

«Une dérive sectaire»

Il n'a pas voulu préciser si la préméditation serait retenue avant que l'acte soit signé et qu'une annonce publique soit faite en fin de matinée ou début d'après-midi.

L'avocat du suspect, Me Fabien Large, avait déclaré mercredi que son client avait tout avoué. Il a agi sous le coup de la passion alors que la jeune fille voulait le quitter, avait-il dit. «Il a perdu le contrôle», avait-il expliqué.

Selon certaines informations de presse, Kader Djidel avait été signalé en janvier aux services du renseignement territorial des Pyrénées-Orientales et fait l'objet d'une note confidentielle parce que son lycée s'inquiétait d'«une dérive sectaire».

Le procureur Kiriakidès, interrogé, n'a pas été en mesure de confirmer ou infirmer l'existence de cette note dont il n'a pas été destinataire.

«... Tout incite à croire que le mobile est passionnel»

Mais, a-t-il dit, «il n'y a rien actuellement dans les éléments de l'enquête qui sont en notre possession qui permette de dire que ce garçon était dans une dérive islamiste sectaire ou autre et tout incite à croire que le mobile est passionnel».

«Il ne s'en n'est pas pris à un militaire, un policier, quelque chose qui représenterait l'Etat, la religion chrétienne, que sais-je», a-t-il souligné.

«S'il y avait eu la moindre connotation terroriste, radicale, d'un acte de quelqu'un de radicalisé», le parquet de Paris aurait été saisi, a-t-il expliqué.

«Je ne vois vraiment pas pourquoi et comment on pourrait cacher cet élément là s'il existait», a-t-il ajouté.

(AFP)

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