Actualisé 13.03.2020 à 17:00

Meurtres de Grandson: le tueur prétend avoir «paniqué»

Vaud

Le jeune Français de 20 ans qui avait tué deux personnes fin février assure avoir été dépassé par la situation.

par
lematin.ch
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Samedi 29 février 2020: le quartier de la rue Basse à Grandson (VD) est en émoi. Plusieurs coups de feu ont été tirés dans un appartement. Il est environ 12h30.

Samedi 29 février 2020: le quartier de la rue Basse à Grandson (VD) est en émoi. Plusieurs coups de feu ont été tirés dans un appartement. Il est environ 12h30.

Keystone
La police cantonale vaudoise est rapidement sur place et boucle le quartier durant de longues heures.

La police cantonale vaudoise est rapidement sur place et boucle le quartier durant de longues heures.

Keystone
Les gendarmes trouveront quatre personnes blessées à l'intérieur du logement, dont deux grièvement. Une cinquième réussit à prendre la fuite à bord d'un véhicule avant l'arrivée de la police.

Les gendarmes trouveront quatre personnes blessées à l'intérieur du logement, dont deux grièvement. Une cinquième réussit à prendre la fuite à bord d'un véhicule avant l'arrivée de la police.

Keystone

Le Français de 20 ans qui a admis être l’auteur du bain de sang de Grandson (VD), le 29 février dernier, prétend avoir «paniqué» et avoir «été dépassé par la situation», affirme «L’Est Républicain». Dit-il vrai? Ou est-ce une stratégie de défense?

Ce jour-là vers 12 h 30, le jeune Français a rendez-vous avec cinq hommes dans un appartement de Grandson, pour une transaction de stupéfiants. Il vient leur vendre six kilos de cannabis. Mais il veut les arnaquer: sous le filtre de plastique noir, il n’y a pas de drogue mais du savon.

Six munitions tirées

Sauf que ses clients découvrent la supercherie. C’est à cet instant, a-t-il dit lors de sa garde à vue selon «L’Est Républicain», qu’il soutient avoir «paniqué». Il prend une arme et «tire six munitions en touchant la tête de plusieurs hommes.» Deux sont morts, deux Suisses de 22 et 27 ans. Les trois autres ont été blessés mais s’en sont sortis.

Quant au tireur, domicilié dans le Doubs, il avait été interpellé en France dix jours après les faits. Il n’avait aucun antécédent judiciaire sérieux.

Il assure que ce n'était pas son arme

Notons tout de même que pour un homme en panique, le Français avait visé juste. Les deux défunts avaient été touchés à la tête. Comme sans doute un troisième, avait relaté «Le Matin Dimanche», puisqu’une balle «lui aurait traversé la joue»…

Le quotidien français apporte d’autres nouveaux éléments dans cette dramatique affaire. D’abord, lit-on, le meurtrier avait été mis en lien avec des trafiquants suisses «par le biais d’un frontalier de 19 ans». Le jour du drame, il aurait pris la fuite en voiture «en compagnie d’un complice.» Et il prétend encore que l’arme n’était pas la sienne.

Jugé en France

Pour le reste, cette arme n’a toujours pas été retrouvée. Et les enquêteurs français suspectent le tueur d’avoir emporté 20 000 euros le jour de la tragédie. Un pactole qui n’a pas non plus été déniché.

L’enquête continue. Pour rappel, le meurtrier étant de nationalité française, il ne sera pas extradé vers la Suisse. Même si les faits ont eu lieu dans le canton de Vaud, il sera jugé en France. Inculpé de meurtres et tentatives de meurtres il encourt la réclusion criminelle à perpétuité.

Renaud Michiels

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