France - Meurtres et actes de barbarie: «J’ai massacré mes parents»
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FranceMeurtres et actes de barbarie: «J’ai massacré mes parents»

En Vendée, un trentenaire a tué ses parents à coups de béquilles.

Le meurtrier présumé ne s’est pas opposé à son interpellation, effectuée par les gendarmes.

Le meurtrier présumé ne s’est pas opposé à son interpellation, effectuée par les gendarmes.

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Dimanche matin, une fille était inquiète de ne plus avoir de nouvelles de ses parents, résidant à Notre-Dame-de-Riez, en Vendée. Elle a alerté une voisine qui s’est rendue sur place et est tombée sur le fils du couple, 37 ans, qui lui a ordonné de déguerpir après lui avoir dit qu’il avait tué ses parents.

Les gendarmes ont été immédiatement alertés et ont établi un périmètre de sécurité autour de la maison, ne sachant pas si le trentenaire était armé. Mais il ne s’est pas opposé à son interpellation, qui a eu lieu vers 13 heures, relate «Ouest France». Les forces de l’ordre ont retrouvé les corps sans vie de ses parents, 70 et 74 ans.

«Déchaînement de violences»

Le meurtrier présumé est rapidement passé aux aveux, évoquant un «déchaînement de violences» suite à une dispute pour un motif futile. Il a dit avoir porté «de très nombreux coups» à ses parents avec les béquilles que son père utilisait pour se déplacer. Il n’était visiblement pas alcoolisé au moment des faits. Selon France Bleu, il a exprimé des regrets tout en gardant cependant une certaine froideur.

«Il me l’a dit de vive voix: J’ai massacré mes parents. Il l’a dit à tout le monde», a témoigné une voisine. Tandis qu’un autre voisin a expliqué qu’«il n’y avait pas de colère sur son visage, pas de joie. Rien. On voyait sur son visage qu’il avait fait une connerie, mais pas de pleurs, pas d’énervement. Il était neutre».

Le trentenaire a été mis en examen mardi pour meurtres mais aussi pour actes de torture. «L’autopsie déterminera le nombre de coups et les causes exactes du décès, mais nous avons retenu les actes de torture et de barbarie parce qu’il y a eu beaucoup de coups», a commenté Emmanuelle Lepissier, procureure de la République de la Roche-sur-Yon.

(R.M.)

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