Narcotrafic: Mexico accuse la DEA d’avoir fabriqué des preuves contre un ex-ministre
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NarcotraficMexico accuse la DEA d’avoir fabriqué des preuves contre un ex-ministre

Le président mexicain Andres Manuel Lopez Obrador a accusé vendredi la DEA, l’agence américaine antidrogue, d’avoir fabriqué des preuves contre l’ancien ministre de la Défense, Salvador Cienfuegos, arrêté aux États-Unis pour trafic de drogue avant d’être renvoyé dans son pays pour y être jugé.

L’ex-président mexicain Enrique Pena Nieto (L) et l’ex-secrétaire à la Défense Salvador Cienfuegos Zepeda le 8 janvier 2016.

L’ex-président mexicain Enrique Pena Nieto (L) et l’ex-secrétaire à la Défense Salvador Cienfuegos Zepeda le 8 janvier 2016.

AFP

Le gouvernement mexicain «approuve, avalise et soutient» la décision du parquet mexicain «de ne pas retenir l’accusation fabriquée contre le général Cienfuegos par l’agence américaine chargée de la lutte contre la drogue, la DEA», a déclaré lors d’une conférence de presse Andres Manuel Lopez Obrador.

L’ancien ministre de la Défense (2012-18), Salvador Cienfuegos, 72 ans, avait été arrêté le 15 octobre à Los Angeles avant d’être rapatrié le 18 novembre à la suite d’un accord entre les deux pays. «Il faut en finir avec la corruption», a déclaré vendredi le président mexicain, mais «il ne peut pas y avoir de représailles, de vengeance et on ne peut pas inventer de délits, personne ne doit être traité de cette manière», a-t-il asséné.

Rivalités entre agences

Jeudi, le parquet mexicain avait conclu que «le général Salvador Cienfuegos Zepeda n’a jamais eu aucune rencontre avec les membres de l’organisation criminelle sur laquelle les autorités américaines ont enquêté. (…) Il n’a pas eu non plus quelque communication que ce soit avec eux, et n’a pas accompli d’actes tendant à protéger ou à aider ces individus».

La justice américaine accusait Salvador Cienfuegos de trafic de drogue et de blanchiment d’argent pour avoir supposément aidé un cartel de la drogue appelé H-2 à «faire entrer illégalement aux États-Unis des milliers de kilos de cocaïne, d’héroïne, de méthamphétamine et de marijuana».

Pour Javier Oliva, expert en questions militaires à l’Université nationale (UNAM), la DEA n’a pas fourni de preuves contre l’ancien ministre. Cette affaire est, selon lui, «liée au changement de gouvernement aux États-Unis et à des rivalités entre agences américaines».

(AFP)

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