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GenèveMeyrin: le petit lac idyllique envahi par les algues

Depuis une quinzaine de jours, lac des Vernes est envahi par les algues. Une situation loin de l’image idyllique renvoyée par les photos prises lors de l’inauguration, l'été 2017.

par
Maria Pineiro
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Le lac des Vernes tel qu'il peut être observé depuis quelques jours.

Le lac des Vernes tel qu'il peut être observé depuis quelques jours.

MPO
Le lac des Vernes tel qu'il pouvait être observé à son inauguration, en juin 2017.

Le lac des Vernes tel qu'il pouvait être observé à son inauguration, en juin 2017.

Steeve Juncker-Gomez
Le lac des Vernes tel qu'il peut être observé depuis quelques jours.

Le lac des Vernes tel qu'il peut être observé depuis quelques jours.

MPO

«Ils n’auraient pas dû appeler cela un lac, mais une mare», peste un homme qui promène quotidiennement son chien sur les berges du lac des Vernes, à Meyrin (GE). Depuis une quinzaine de jours, le petit plan d’eau est envahi par les algues. On est bien loin de l’image idyllique renvoyée par les photos prises lors de l’inauguration, en juin 2017, et qui montraient une étendue d’eau claire sous un soleil radieux.

Panneaux explicatifs

Dans la commune, cette prolifération n’est en tout cas pas passée inaperçue. «Les habitants apprécient le lac, ils s’y rendent souvent, indique Adrien Fohrer, chargé de communication de la Ville. Les employés et les élus ont été très souvent interpellés à ce sujet. Nous avons donc posé des panneaux explicatifs sur les rives.»

«Ce n’est pas une surprise.»

«Il n’y a pas à s’inquiéter, c’est un processus naturel, s’exclame un coureur entre deux foulées de son jogging. J’ai moi-même construit un étang dans mon jardin, et observé un phénomène identique.» Les autorités confirment que le développement de ces algues est normal au printemps. En cause, un terrain riche en azote et en phosphore, des nutriments pour ces végétaux: «Ce n’est pas une surprise.»

La situation n’en est pas moins cocasse: la construction du lac des Vernes n’a pas été un long fleuve tranquille. Il a fallu près de 20 ans pour faire aboutir ce projet. Voté par le Conseil municipal en 1998 pour évacuer les eaux claires qui surchargeaient la station d’épuration, il aura connu de multiples péripéties. Après avoir été accepté en votation populaire en 2004, il a encore fallu plus de dix ans de négociations pour concrétiser le plan d’eau.

Pour le biotope

Tout ça pour ça? «La question des algues est purement esthétique. Le lac a des fonctions techniques et de biotope. Il n’y a pas d’incidence sur la faune et la flore», se défend le porte-parole. Ni sur les humains, puisqu’il est interdit à la baignade et à la pêche.

Évaluation

Pour l’instant, aucune intervention n’est prévue sur le plan d’eau. Il serait inutile d’évacuer les algues, elles repousseraient. Quant à traiter, il n’en est pas question, Meyrin veut une gestion naturelle. Les autorités ne restent néanmoins pas les bras croisés. «La situation est évaluée visuellement et par des analyses, annonce Adrien Fohrer. Le lac est jeune, le milieu doit encore trouver un équilibre. Ceci se fera dans les mois qui viennent.»

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