Hockey sur glace: Michael Fora: «Une désillusion de rater le match le plus important»
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Hockey sur glaceMichael Fora: «Une désillusion de rater le match le plus important»

Comme tous ses coéquipiers, le défenseur de l’équipe de Suisse est apparu très déçu devant les médias après la défaite de la sélection helvétique face aux États-Unis (0-3) jeudi soir en quart de finale du Championnat du monde.

par
Chris Geiger
(Helsinki)
Michael Fora qui jubile: une image qu’on aurait souhaité voir jeudi à Helsinki.

Michael Fora qui jubile: une image qu’on aurait souhaité voir jeudi à Helsinki.

Urs Lindt/freshfocus

Jeudi soir, dans les catacombes du Helsinki Ice Hall, la déception dans les rangs suisses était à la hauteur des espérances suscitées par un premier tour parfait au Championnat du monde. Favorite de son quart de finale contre les États-Unis, la sélection à croix blanche, jusqu’alors invaincue en Finlande, s’est pris les pieds dans le tapis au pire des moments. À savoir dès le premier match à élimination directe (défaite 3-0).

À l’heure des interviews, les mines des internationaux helvétiques étaient forcément défaites. Et le retour sur terre brutal pour une formation qui visait au minimum le dernier carré du tournoi. 

«C’est triste de finir comme ça, a reconnu Michael Fora à l’issue du match. On avait jusqu’alors très bien joué. Face aux Américains, il nous a simplement manqué un but. On a tout essayé, on a mis beaucoup de pucks sur le but adverse. Mais il faut aussi reconnaître que l’adversaire a bien joué, de manière très simple, et qu’il a pu compter sur un bon gardien.»

Le futur défenseur du HC Davos a été rejoint dans l’analyse par Damien Riat, lequel a regretté le manque d’efficacité de son équipe. «Ce qu’il nous a manqué? Simplement un but et, peut-être, 5% à chaque joueur dans le registre de la finition, a estimé le joueur du LHC. Ça aurait changé la physionomie du match. Dans un match à élimination directe, c’est impossible de gagner si tu ne marques pas. Malheureusement, ça arrive au pire des moments.»

Pas d’excès de confiance

Dans ce sens, le montant trouvé par Timo Meier en tout début de période médiane aurait pu totalement relancer l’équipe de Suisse. Mais elle a joué de malchance jeudi soir, elle qui a «offert» les deux premières réussites aux hommes de David Quinn (autogoal de Thürkauf, erreur de Genoni). Pour autant, la troupe à Patrick Fischer n’a pas réussi à élever le niveau de son jeu comme on aurait pu s’y attendre. A-t-elle abordé le match avec un excès de confiance?

«Non, pas du tout, a balayé le Genevois de 25 ans. On était tous prêts. On a réussi de bons premiers shifts. On était vraiment dedans, on a mis l’intensité nécessaire. Mais on a commis deux-trois erreurs et ça s’est payé cash face à des Américains qui ne se sont pas posé trop de questions.»

La défaite concédée jeudi par l’équipe de Suisse – la première du tournoi – est la troisième de suite à ce stade de la compétition dans un Championnat du monde. Elle vient forcément altérer la perception globale du parcours helvétique sur les bords de la mer Baltique. Raison pour laquelle Michael Fora préfère nuancer. 

«Je pense que cette équipe a un grand futur.»

Damien Riat, attaquant de l’équipe de Suisse

«C’est une désillusion de rater le match le plus important, a-t-il concédé. À chaud, c’est difficile de dire ce qu’il y a eu de positif. Mais on a assurément fait beaucoup de bonnes choses durant ce tournoi. On a montré ce que la Suisse était capable de faire. C’est pourquoi on peut quand même sortir du tournoi la tête haute.»

Bien que déçu, Damien Riat va dans le sens de son coéquipier tessinois. «Du côté des médias, c’est clair que vous allez voir les quatre défaites de suite en quarts de finale (ndlr: aux Jeux olympiques de Pékin et lors des trois derniers Championnats du monde). Je peux totalement le comprendre, mais je pense que cette équipe a un grand futur. Si on regarde la moyenne d’âge, il y aura la possibilité de réaliser de très belles choses dans le futur. On n’a pas réussi à le prouver face aux États-Unis, mais on a su montrer notre domination par séquences.»

Un discours qui commence à devenir redondant au fil des années et des échecs, bien que le premier tour réalisé par l’équipe de Suisse laisse effectivement présager un bel avenir.

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