Santé - Michel Drucker: «Je suis peut-être lamentable de vouloir m’accrocher»
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SantéMichel Drucker: «Je suis peut-être lamentable de vouloir m’accrocher»

Le présentateur s’est souvenu qu’il s’était senti chamboulé quand Jean-Pierre Pernaut a choisi de quitter le JT de «13 heures» de TF1. Il hésitait sur son retour à la télévision.

Michel Drucker sur le plateau de «20 h 30 le dimanche», ce 25 avril 2021.

Michel Drucker sur le plateau de «20 h 30 le dimanche», ce 25 avril 2021.

Capture d’écran France 2

Ce dimanche 25 avril, Michel Drucker s’est invité sur le plateau de «20 h 30 le dimanche» pour parler de son nouveau livre «Ça ira mieux demain», qui lui a été inspiré par ses opérations du cœur en septembre dernier et sa douloureuse convalescence après cet épisode qui a failli lui coûter la vie.

L’animateur de «Vivement dimanche» a parlé de ses longs mois de convalescence qu’il a particulièrement mal vécus. Il se rappelle que le vendredi 18 décembre 2020, Jean-Pierre Pernaut fait ses adieux au journal télévisé de «13 heures» après 33 ans à la tête de cette édition sur TF1. L’époux de Nathalie Marquay, qui a vaincu un cancer quelques années auparavant, n’a pas été poussé dehors par les patrons de la chaîne, mais a choisi de lui-même de transmettre son fauteuil à Marie-Sophie Lacarrau. Une décision mûrement réfléchie pour passer plus de temps avec sa famille.

«Tu es une loque, tu es un pantin, tu es en morceaux»

Mais ce départ de Jean-Pierre Pernaut a profondément chamboulé Michel Drucker, qui est à cette époque toujours au plus mal. «Quand Jean-Pierre Pernaut s’en va, je suis dans mon lit. Il a 70 ans, j’en ai huit de plus. Je me suis dit: «Il s’en va, il a peut-être raison. Il était malade, tout ça… Et si c’est lui qui avait raison? Je suis peut-être lamentable de vouloir m’accrocher, de vouloir revenir alors que tu es une loque, tu es un pantin, tu es en morceaux», a-t-il confié.

Après ce moment de doute, Michel Drucker retrouve cependant un esprit combattant: «Mais il n’y a rien à faire, l’envie de vivre était la plus forte. Et puis, Claude Lelouch qui m’a souvent appelé et m’a soufflé le titre d’un chapitre, «Les plus belles années d’une vie sont celle qu’on n’a pas encore vécues.» Donc, moi, je suis tout neuf. J’ai encore des choses à vivre.»

(LeMatin.ch)

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