22.12.2015 à 20:54

FootballMichel Platini ne peut pas saisir le TAS directement

La FIFA a refusé cet accès direct au président de l'UEFA. Il a été suspendu huit ans de toute activité liée au ballon rond.

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L'ex-président de l'UEFA a décidé de saisir la Cour européenne des droits de l'Homme, après sa condamnation à quatre ans de suspension pour avoir reçu deux millions de francs de Sepp Blatter, à l'époque président de la Fifa. (Mercredi 24 janvier 2018)

L'ex-président de l'UEFA a décidé de saisir la Cour européenne des droits de l'Homme, après sa condamnation à quatre ans de suspension pour avoir reçu deux millions de francs de Sepp Blatter, à l'époque président de la Fifa. (Mercredi 24 janvier 2018)

Keystone
«J'ai toujours fait mon job de la meilleure manière possible», a déclaré Jérôme Valcke devant les juges du Tribunal arbitral du sport de Lausanne. (Mercredi 11 octobre 2017)

«J'ai toujours fait mon job de la meilleure manière possible», a déclaré Jérôme Valcke devant les juges du Tribunal arbitral du sport de Lausanne. (Mercredi 11 octobre 2017)

AFP
Jérome Valcke, ancien secrétaire général de la FIFA,se rendra  mercredi à Lausanne pour contester devant le Tribunal arbitral du sport sa suspension de dix ans.  (Mardi 10 octobre 2017)

Jérome Valcke, ancien secrétaire général de la FIFA,se rendra mercredi à Lausanne pour contester devant le Tribunal arbitral du sport sa suspension de dix ans. (Mardi 10 octobre 2017)

AFP

La justice interne de la FIFA a refusé mardi soir d'accorder à Michel Platini le droit de saisir directement le Tribunal arbitral du sport (TAS) pour contester sa suspension de huit ans de toute activité liée au football, ont annoncé les avocats du Français qui dénoncent un «sabotage» dans un communiqué.

«Empêché par la FIFA de saisir directement le TAS, empêché de faire appel de la sanction (immédiatement, en interne à la FIFA) en raison de l'absence de motivations (prévues pour la première quinzaine de janvier 2016), Michel Platini et ses conseils dénoncent un sabotage procédural visant à confisquer l'élection à la présidence de la FIFA», exposent les conseils du triple Ballon d'Or.

Une étape supplémentaire

Michel Platini, une fois qu'il aura reçu les motivations de sa suspension, devra donc d'abord déposer un appel devant la chambre de recours de la FIFA, attendre la décision de cette dernière, puis, s'il est débouté, se tourner vers le TAS. Pour saisir directement le TAS, il fallait l'accord de la FIFA.

Or le timing devient crucial pour l'ancien capitaine des Bleus s'il veut se présenter à la présidence de la FIFA le 26 février, car les candidatures doivent être enregistrées le 26 janvier.

«Un traquenard»

Dans un entretien exclusif à l'AFP mardi matin, Platini s'en inquiétait d'ailleurs: «Ce qui est embêtant, c'est que je n'ai aucune certitude sur le calendrier à venir. La question est: 'quel est le calendrier pour essayer de se sortir de ce traquenard ?'».

«Il appartient à présent à la FIFA d'expliquer comment le refus de saisine directe du TAS qu'elle a signifié aujourd'hui, ainsi que le délai intolérable annoncé pour la communication des motivations (de la suspension) sont compatibles avec le calendrier de l'élection à la présidence», s'indignent encore les avocats du président de l'UEFA suspendu.

Les conseils de l'ancien joueur vedette de la Juventus Turin demandent aussi à la FIFA «quelles mesures elle propose pour que, comme le TAS a indiqué le souhaiter, l'élection à la présidence ne soit pas perturbée».

Examen d'un recours

Matthieu Reeb, secrétaire général du TAS, avait en effet assuré devant la presse le 11 décembre que la juridiction suprême du sport prendrait «l'engagement» d'examiner en urgence tout recours «afin de permettre à cette élection de se dérouler comme prévu».

Michel Platini a été suspendu 8 ans en raison de ce fameux paiement controversé de 2 millions de francs reçu en 2011 de la part de Joseph Blatter, président démissionnaire de la FIFA également suspendu 8 ans. La charge de corruption n'a pas été retenue contre les deux hommes par la commission d'éthique de la FIFA, qui les a en revanche jugés coupables d'«abus de position», «conflit d'intérêt» et «gestion déloyale».

(si)

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