France - Michelin prévoit de supprimer 530 postes dans un premier temps
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FranceMichelin prévoit de supprimer 530 postes dans un premier temps

Six cent septante départs à la retraite et 146 ruptures conventionnelles de contrat seront proposés aux salariés, qui ont été associés au processus pour faire émerger les meilleures solutions possibles.

Photo d’illustration.

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Michelin va supprimer 530 postes et prévoit 670 départs à la retraite pour la première année de son «plan de simplification et de compétitivité», a indiqué sa direction mercredi.

Ce plan annoncé début janvier prévoit 2300 suppressions de postes sur 17’000 salariés en France, sur trois ans, sans départ contraint.

Le fabricant de pneus prévoit 530 suppressions de postes en 2021, notamment à Clermont-Ferrand, Cholet, Montceau-les-Mines et Troyes, a indiqué Jean-Paul Chiocchetti, le DRH France de Michelin, lors d’une conférence de presse.

Il prévoit 670 départs à la retraite, et proposera 146 ruptures conventionnelles à ses salariés. L’accord ébauché avec les organisations syndicales prévoit un congé mobilité de 12 mois minimum, et une indemnité entre 1,8 et 3 années de salaire, avec une somme plancher de 60’000 euros (66’000 francs suisses).

Michelin prévoit de créer dans le même temps 200 nouveaux postes, et de recruter entre 250 et 270 personnes. «Nous devons accompagner la croissance dans les nouveaux domaines (hydrogène, recyclage), et réinternaliser des domaines de compétence qui étaient chez des sous-traitants, comme le système d’information», a souligné Jean-Paul Chiocchetti.

L’accord prévoit également un volet pour les salariés qui restent, avec notamment des hausses de salaire, des parcours de formation et des garanties sur la mobilité interne.

Equilibre quasi acceptable»

«Au départ, la démarche de l’entreprise était d’accompagner les gens vers la sortie. Nous avons exigé des propositions concrètes et sérieuses», en termes de salaires et de conditions de travail, a souligné à l’AFP José Tarantini, délégué central de la CFE-CGE, le premier syndicat du groupe.

Pour Laurent Bador de la CFDT, «on est arrivé à un équilibre quasi acceptable, qui va permettre de s’occuper des départs volontaires avec de vrais moyens mis en œuvre. Pour ceux qui partiront en préretraite, on a fait le job et obtenu des dispenses d’activité entre trois et six mois, ce qui n’était pas prévu au départ».

Le syndicat SUD a également salué des propositions «très équilibrées», tandis que la CGT ne signera pas l’accord-cadre. Ce plan doit être validé en comité social et économique le 13 avril, avant d’être soumis à l’inspection du travail.

Michelin a prôné pour l’établissement de ce plan une «co-construction» avec les salariés, pour «permettre à chaque site industriel de faire émerger les meilleures solutions possibles», a souligné Jean-Paul Chiocchetti. Une «co-construction» saluée dans l’industrie par la CFDT, mais qui n’existe pas dans le tertiaire selon la CFE-CGC.

«Il est important désormais de suivre la mise en application du projet dans chaque établissement et de rester vigilant sur les mesures déployées», a souligné M. Tarantini à la CFE-CGC.

(AFPE)

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