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Ski alpinMichelle Gisin est déjà prête pour Åre: elle apprend le suédois!

La championne olympique du combiné est aussi à l'aise pour changer de discipline que pour jongler avec les langues.

par
Christian Maillard
St-Moritz
Michelle Gisin réalise un magnifique début de saison.

Michelle Gisin réalise un magnifique début de saison.

Keystone

«Hej hur mår du?» Michelle Gisin, elle, va «très bien», le visage rayonnant d’une fille à qui tout réussi. «Je pense que je devais être suédoise dans une autre vie!» À peine débarqué de Lake Louise, où elle a ramené deux podiums dans ses bagages, voilà que l’Obwaldienne s’exprime maintenant, avec l’accent, dans la langue des Vickings.

Dans le hall de son hôtel, à Saint-Moritz, la championne olympique du combiné, désormais deuxième du classement général de la Coupe du monde, impressionne, jonglant avec une dextérité déconcertante entre l’allemand, l’anglais, l’italien, le français et donc le suédois.

«Comme j’ai deux sponsors nordiques et que les Mondiaux auront lieu à Åre, je me suis dit que c’était une belle occasion d’apprendre cette nouvelle langue en plus», renchérit cette polyvalente polyglotte qui s’attaquera prochainement à l’espagnol et le slovène. «Entre deux courses et les entraînements, cela m’occupe!» se marre l’Obwaldienne de 25 ans. Cette fille en or apprend vite avec une incroyable aisance. «Si toutes les choses commencent à s’aligner, c’est que j’ai énormément travaillé cet été, plaide-t-elle. Je me suis astreinte à une grosse préparation!»

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«J’ai disputé beaucoup de courses l’an passé, mais je veux encore en faire un peu plus, cette année»

Entre deux ou trois sollicitations dues à son nouveau statut, elle a effectué notamment un pas de géant dans cette dernière discipline, celle de son cœur, qu’elle a toujours aimé. Quinzième à Sölden et vingt-cinquième à Killington, l’échelle est haute mais elle grimpe. «Mon entraîneur Dany Wicky m’a beaucoup aidé.» Elle n’oublie pas non plus sa grande sœur, Dominique, championne olympique de descente à Sotchi, qui lui prodigue toujours de bons conseils dans le domaine de la vitesse. «J’ai disputé beaucoup de courses l’an passé, mais je veux encore en faire un peu plus, cette année», s’exclame celle qui s’alignera régulièrement dans toutes les épreuves cet hiver.

Battue d’un souffle (dix centièmes) par Jasmine Flury l’an passé dans le super-G de Saint-Moritz, Michelle Gisin ne serait pas contre que l’histoire se répète dans une station qui l’avait vue d'ailleurs se révéler en terminant deuxième du combiné derrière sa copine Wendy Holdener lors des Mondiaux en 2017. «Mais franchement, en super-G, je dois encore rester humble, sourit l’Obwaldienne, toujours à la recherche de sa première victoire en Coupe du monde en individuelle. Un classement dans les dix premières ce serait déjà très bien.»

Pour elle, cette discipline ressemble encore un peu à du chinois, la seule langue qui lui est actuellement vraiment étrangère. À quatre ans de Pékin, elle a encore le temps de l’apprendre, même si, elle avoue que c’est bien plus compliqué que le suédois…

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